Italie : quand l’extrême droite trouve que les voyages scolaires à Auschwitz lui donnent une « mauvaise image »
le 16 octobre 2025
Des excursions. C’est ce que sont, pour la ministre italienne Eugenia Maria Roccella, membre du pari d’extrême droite Fratelli d’Italia, les voyages des élèves à Auschwitz a révélé le Monde daté de jeudi. Et des excursions organisées avec le but de favoriser chez ces mêmes élèves une culture politique de gauche la dédouanant de son « antisémitisme » actuel.
Ce serait, a-t-elle dit, très applaudie lors d’une réunion publique, « une manière de réaffirmer que l’antisémitisme était uniquement fasciste ». Madame Roccella fait donc d’une énormité deux coups. Minimiser Auschwitz et les 6 millions de personnes exterminées lors de « la solution finale », occulter les fondements antisémites de sa formation héritière du fascisme et se présenter comme une amie d’Israël protégeant les juifs italiens.
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Pour l’historien et écrivain Carlo Greppi, « Les héritiers des acteurs de l’extermination des juifs soutiennent Israël au nom d’un discours islamophobe. C’est un renversement moral et historique vertigineux ». « La mémoire de la vérité historique ne fait mal qu’à ceux qui ont des squelettes dans les placards », a déclaré la sénatrice Liliana Segré, survivante de la Shoah.
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