Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Lu sur Ce président Macron  qui a ruiné les paysans - L'Humanité

Ce président Macron  qui a ruiné les paysans

Depuis octobre 2025, le changement officiel de la fonction nous a donné  en France une  « Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire  et de la Souveraineté alimentaire ». Mais d’excédentaire  de 5,5 milliards d’euros en 2017, la filière, agricole et agroalimentaire  est devenue déficitaire en 2025  et nos paysans perdent de l’argent en travaillant.  

le 13 août 2026

Depuis le mois de mai,  la sécheresse perdure globalement en France  et les épisodes  de fortes chaleurs  aggravent la situation  avec  la multiplication des incendies dans diverses régions de la France métropolitaine. Au niveau économique, les situations les plus difficiles sont supportées par les agriculteurs qu’ils soient céréaliers,  producteurs  de fruits et légumes, de lait,  de viande bovine, ovine, porcine ou de volailles. Les vendanges  ont déjà commencé, y compris en Champagne. Mais il se dit déjà que la récolte va baisser de 30%  du fait de la sécheresse et des questions se posent sur ce que sera sa qualité. Les vins et spiritueux sont, avec les céréales, les derniers produits agricoles encore excédentaire en France. Mais les rendements du blé sont en recul  et ceux du maïs grain  sont annoncés en  baisse de 30%. 

En 2017, année de la première élection d’Emmanuel Macron  comme président de la République, l’excédent commercial  de la filière agricole et agroalimentaire française était encore de  5,5 milliards  d’euros,  contre 11 milliards d’euros cinq ans plus tôt.  En  2025,  le déficit a été estimé à 800 millions d’euros. Celui de  2026 sera beaucoup plus élevé  en raison de prix agricoles très bas durant les six premiers mois de l’année. De janvier à juin, la tonne de blé, rendue au port de Rouen pour l’exportation, cotait   moins de 200€,  contre une moyenne de 220€  durant les mêmes mois en 2024-2025 . Ce prix était déjà trop bas  pour permettre aux producteurs de dégager un revenu, malgré les aides à l’hectare versées par le budget  européen dédié à la Politique Agricole Commune (PAC).  Les deux  principales causes  de cette chute du prix du blé payé aux producteurs provenaient d’une offre mondiale plus élevée  que la demande solvable, tandis que la possibilité donnée à l’Ukraine, avec l’accord de la France,   pour exporter son blé dans les pays membres de l’Union  européenne sans droits de douane venait accroître  la pression sur les cours au départ  de la ferme. 

Les filières de l’élevage menacées  par la sécheresse 

   Au  début printemps  2026, nous avions rendu compte  du contenu d’un document  de la Coopération agricole consacré aux filières de l’élevage. Il   indiquait que  «la filière porcine française voit son nombre d’élevages diminuer. En 2025 l’autosuffisance n’est plus que de 98% en recul par rapport à 2024. Une part importante des ateliers est exploitée par  des éleveurs proches de la retraite, accentuant le besoin urgent de renouvellement ». Un autre paragraphe  indiquait que  « la consommation de volailles et d’œufs progresse  de +3 à +5% selon les années, alors que la production française  ne répond pas à la demande. En 2025, plus de 45% de la volaille consommée en France  était importée, dont  52,4%  pour le poulet». 

Alors que  la France est le pays qui exporte le plus de céréales  dans les 27 pays de l’Union européenne  et que les porcs et les volailles consomment surtout des céréales, voilà une situation  paradoxale. Parmi les causes de ce recul, le document de la Coopération agricole indiquait  que « la création et la modernisation  des bâtiments  d’élevage porcin  ou avicole relève d’une complexité sans égal (…)  et les recours se multiplient  contre les projets des éleveurs. Un changement de l’encadrement réglementaire  français et européen  est nécessaire ». Un éleveur, membre de la coopérative Vivadour  dans le sud-ouest, indiquait  qu’il suffit de « quelques mois  pour avoir les autorisations nécessaires à la construction d’un bâtiment de 2.500 places de porcs en Espagne, mais plusieurs  années en France».  

Vers un  nouveau recul du nombre de vaches en France  

Concernant les bovins, le document de la Coopération agricole précisait   que  « depuis 2016,   la filière bovine a perdu 1.2 00.000 vaches. Cette décapitalisation est une menace  pour notre souveraineté alimentaire  et notre indépendance. Les projections de cette tendance à 2035 feraient passer notre capacité d’auto-approvisionnement   de 90% à 67% ». Ce document a été  publié avant la sécheresse qui dure depuis le mois de mai. Il ne pouvait pas prendre pas en compte  le risque de  décapitalisation massive qui guette  désormais  les troupeaux  de vaches laitières , comme de vaches allaitantes en raison du manque de fourrages dans les prochains mois dans pratiquement toutes les fermes  et de l’augmentation des coûts de production  que cela génère . Ce sera également vrai   pour la filière de la viande ovine  « marquée par une chute  des 40% des abattages  d’agneaux en 20 ans  et un taux d’approvisionnent inférieur  à  50% »  indiquait  aussi la Coopération  agricole  dans son document du printemps dernier. 

 

Nous avons montré  dans un  précédent article  que la ministre de l’Agriculture Annie  Genevard a choisi de faire traîner en longueur  l’examen des difficultés que rencontrent  les paysans  dans le but de réduire autant que possible les aides qui pourraient leur être versées. Cela aura aussi pour effet  de provoquer des faillites  et de rendre plus difficiles l’installation des jeunes  quand les anciens  prennent leur retraite  dans une France ou plus de 50% des chefs d’exploitation  ont plus  50 ans désormais.  

Gérard Le Puill

Tag(s) : #agriculture
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :