Dans la matinée du mardi 7 avril, plus de 415 500 signataires se sont déjà manifestés contre la loi Yadan, qui vise à museler toute critique d’Israël en France.
le 6 avril 2026
Au total, ils sont déjà plus de 415 000 à dire « Non à la loi Yadan ! », via une pétition disponible sur le site de l’Assemblée nationale pour dénoncer un « amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme) ». Déposée par Caroline Yadan, députée macroniste des Français de l’étranger dans une circonscription comprenant Israël, cette proposition de loi (PPL) doit être examinée le 16 avril.
Elle a pour but officiel d’élargir la notion d’apologie du terrorisme aux propos « implicites », de créer un délit de négation de l’État d’Israël et d’élargir le délit de négation de la Shoah aux comparaisons entre Israël et le régime nazi. La PPL Yadan crée donc de fait une confusion entre haine des juifs et critique de la politique d’un État.
Sur le même thème
« Oui, il faut lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations, est-il écrit dans la pétition. Mais pas en muselant la liberté d’expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benyamin Netanyahou. »
La pétition doit atteindre le seuil des 500 000 paraphes pour être débattue à l’Assemblée nationale. Dans toute l’histoire de la Ve République, seule une pétition – avec plus de 2 millions de signatures – a fait l’objet d’un débat en février dernier : sur la loi Duplomb sur l’agriculture, dont un article réautorisant des pesticides dangereux avait été censuré par le Conseil constitutionnel.
/image%2F0556177%2F201304%2Fob_439f69615beac750bbcd0ab255c77987_cerises2.jpg)
