/image%2F0556177%2F20220502%2Fob_926a01_cerises.png)
Le barrage a tenu, vive le rassemblement !
La peuple de gauche voulait l’union et ne voulait pas du duel Macron- Le Pen. Il a fait l’union dans les urnes au premier tour autour du candidat de gauche le mieux placé mais a eu aussi le duo honni au second.
En tout état de cause, les résultats sont limpides, la gauche n’avait aucune chance de gagner au second tour, pas plus que l’extrême- droite d’ailleurs, compte tenu de la quadri partition apparente de l’électorat potentiel entre les diverses formes, très hétérogènes, d’abstention et les trois premiers candidats.
D’autres présentations de cette histoire courte sont possibles mais, à mon sens, constituent au mieux un récit mal documenté, au pire de la manipulation politicienne en vue des législatives et au- delà.
Plus utile aujourd’hui, s’intéresser à la situation de notre circonscription législative, la 11éme des Hauts de Seine.
Les résultats de la présidentielle 2022, comparés à ceux de 2017 révèlent, dans un contexte de non-expression croissante du vote, une modification significative du rapport des forces :
2017 2022
Gauche 39,5% 46,8%
Droite 49,1% 34,8% (Macron compris)
Ext- Droite 11,4% 15,4%
Non exprimés 20,22% 23,45%
Comme au niveau national, l’extrême droite et la gauche progressent nettement entre 2017 et 2022. Soit dit au passage, ceci confirme que la pluralité de candidatures conduit, c’est vrai pour la gauche et pour l’extrême- droite, à une progression du total des voix et des possibilités de victoire, contrairement à ce qui nous a été seriné à longueur de campagne du 1er tour…
Si la gauche est assez responsable pour se rassembler au premier ou, au moins, au second tour, la circonscription est gagnable car le rapport gauche/droite+ extrême droite est beaucoup plus favorable qu’en 2017.
A quatre réserves prés :
-rien ne dit que les résultats des présidentielles peuvent être projetés directement sur les législatives, qui sont une élection différente car les électeurs, même si les députés sont des élus nationaux, se mobilisent moins et tiennent compte en outre de situations locales différenciées ;
-à cela s’ajoute, depuis l’instauration du quinquennat, l’enchainement rapide entre les présidentielles et les législatives, qui produit « l’effet de souffle » d’une élection sur l’autre, certains électeurs trouvant inutile de se déplacer une seconde fois pour une partie qu’ils considèrent comme déjà jouée ;
-il convient aussi de tenir compte de la règle qui élimine au second tour les candidats du 1er tour n’ayant pas obtenu 12,5% des voix des inscrits. Ceci concerne ici le candidat du RN, dont le potentiel se situe à la limite inférieure de ce seuil. Au vu des chiffres disponibles, il devrait être éliminé pour le second tour. Dans ce cas resterait l’inconnue du report de ces voix vers l’abstention, la droite ou la gauche ;
-reste enfin l’incertitude relative à l’ampleur des dégâts et rancœurs divers provoqués dans l’électorat de gauche par les polémiques souvent agressives que certains acteurs du débat ont cru devoir mener au premier et au second tour des présidentielles. De ce point de vue, le surplus éventuel de crédibilité qui sera obtenu à gauche via un accord clair sur les points programmatiques essentiels et l’équité tranquille de la répartition des candidatures unitaires par grande ou moins grande force de gauche seront décisives.
Cela semble assez bien parti…
Toute chicaya et autre zizanie locale ou nationale ne peuvent que faire perdre des élus à la gauche, y compris dans cette circonscription.
En résumé, soyons sereins, mobilisés et responsables. Et nous gagnerons un(e) député(e) de gauche de plus à l’Assemblée. Ce sera bien utile face à un Macron qui me fait penser aujourd’hui à un loup cherchant à se cacher sous une peau de mouton … métaphore écolo oblige.
Nous ne sommes pas des castors, après le barrage, enfin la gagne !
J. ALLAIN (02/05/2022).
/image%2F0556177%2F201304%2Fob_439f69615beac750bbcd0ab255c77987_cerises2.jpg)