Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le 5 Octobre ,la présentation de la liste "Île-de-France, Nos Vies d'Abord" avait fait la part belle aux citoyen-ne-s engagé-e-s dans les luttes du mouvement social. En effet, nombre de nos candidat-e-s s'illustrent par leur engagement syndical, féministe, associatif ou sportif.

Les candidat-e-s de notre liste, en particulier le trio de tête Pierre Laurent, Clémentine Autain et Eric Coquerel ont apporté leurs soutien aux salarié-e-s d'Air France face à la répression syndicale qui s'inscrit dans le cadre d'un nouveau plan de suppression de 2900 emplois (en plus des 9000 déjà détruits depuis 2012)

C'est très naturellement que la lutte des salarié-e-s d'Air France avait sa place non seulement dans notre campagne mais surtout sur notre liste. Julie Morel, syndicaliste CGT à Air France, conduira donc la liste "Île-de-France, ‪‎Nos Vie d'Abord‬" dans le Val d'Oise.

Retrouvez son interview dans Le Parisien du mardi 20 Octobre.

Pourquoi vous engagez-vous dans la bataille des régionales?
JULIE
MOREL. - Pour agir sur tous les leviers qui permettront de placer l'humain au cœur du système et mettre en évidence les conditions de travail des salariés au sein de la région parisienne. Une des compétences de la région, c'est le développement économique. Il faut que les salariés soient représentés. Je souhaite aussi faire prendre conscience du rôle de l'Etat dans la situation d'Air France.

Justement, que pensez-vous de la position du gouvernement dans le dossier Air France?
J.M. - Elle est beaucoup trop timide. Il ne se pose pas en Etat stratège. J'ai été choquée de l'intervention de M. Valls, lorsqu'il est venu exprimer son soutien à la direction. Il n'a pas eu un mot envers les salariés d'Air France qui subissent depuis des années une violence sociale démesurée. Aucun mot sur l'avenir de la compagnie, sur les suppressions de postes qui ont été annoncées.

Cette visite faisait suite aux débordements qui ont vu deux dirigeants de l'entreprise molestés. Vous étiez présente. Regrettez-vous ces violences?
J.M. - On doit condamner les violences, mais la première violence, c'est la violence sociale. Les salariés, aujourd'hui, sont en légitime défense. On peut regretter d'en être arrivé là et que la direction n'ait pas privilégié les négociations, ni pris la mesure de l'inquiétude des salariés.

Ne craignez-vous pas que l'on vous accuse de récupération politique, en mêlant conflit chez Air France et élections régionales?
J.M. - Absolument pas. Deux plateformes aéroportuaires sont situées en région parisienne et il est grand temps que les politiques prennent conscience de la situation des salariés qui y travaillent.

Allez-vous continuer à exercer vos fonctions syndicales au sein d'Air France pendant la campagne?
J.M. - Bien sûr. Aujourd'hui on est dans un contexte très particulier et ma priorité reste la sauvegarde de l'emploi au sein d'Air France.

Tag(s) : #Régionales
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :