On sait que pour chasser sur les terres du Front (dit) National dans la perspective des élections régionales le ministre transfuge de l'immigration Eric
Besson vient de lancer un débat concernant "les valeurs de l'identité nationale". Lors d'une émission consacrée à ce sujet lundi soir à la télévision il n'hésitait pas à se référer pour
cela à la devise de la République "Liberté, égalité, fraternité". L'expulsion récente d'une jeune lycéenne cogolaise de 19 ans et la réaction du ministère montre à quel point le
cynisme de cet individu est sans limites.
Nanette Alanhi Bangofa est scolarisée au lycée Jules
Siegfried dans le 10° depuis février 2008,ella a obtenu son bac STG en 2009 et est
actuellement en 1° année de BTS compta gestion. Elle a
été arrêtée mercredi matin 21 octobre gare du Nord, emmenée directement à l’aéroport d’Orly et embarquée le même jour sur un vol Air Maroc pour Casablanca, puis de
Casablanca à Brazzaville où elle se retrouve seule. Face à l'émoi provoqué par cette expulsion ( 200 de ses camarades de lycée en délégation à la préfecture) le ministère prétend qu'il s'agit
d'un retour volontaire Face à cette réponse RESF a publié le communiqué suivant:
Suite à l’émoi provoqué par l’expulsion de Nanette ALANHI BANGOFA, 19 ans, lycéenne en BTS au lycée Jules Siegfried à Paris 10°, une délégation, composée d’une adjointe au Maire de Paris et d’un enseignant du lycée, a été reçue par le chef de cabinet du Préfet de Police en début d’après midi ce jour. Ce dernier leur a présenté un dossier de « demande d’aide au retour humanitaire » signée par Nanette le 1er octobre 2009 à l’OFII. La Préfecture de Police indique qu’un billet d’avion pour Brazzaville et 300 euros d’aide au retour ont été remis à la jeune fille, selon sa demande, à l’aéroport d’Orly le mercredi 21 octobre.
Sa mère, présente sur les lieux, a découvert ce document à la sortie de la délégation. Nanette, jointe par téléphone a maintenu sa version des faits, à savoir l’arrestation et l’expulsion, à sa mère, à ses enseignants, à ses camarades.
Nous sommes devant deux versions totalement contradictoires. Nous pouvons nous interroger, si la version de la préfecture de police se vérifie, sur le fait que les autorités françaises aient pu obtenir d’une jeune fille méconnaissant ses droits, son accord pour un « retour volontaire » pour la somme dérisoire de 300 euros.
Aujourd’hui, elle est à Brazzaville, désemparée et elle appelle la communauté scolaire à
son secours. Sa mère se désespère. La proviseure de son lycée la décrit comme « très sérieuse, volontaire, assidue, travailleuse » (extrait de sa lettre fournie ce jour à la préfecture de police
ce jour).
Tout montre que nous devons exiger son retour
Contact au lycée Jules Siegfried :
Christian Alloncius : 06 26 14 32 18
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