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Victoire éclatante du PASOK (Parti Socialiste autoproclamé « moderniste ») ;

déroute de la droite (ND, Nouvelle Démocratie) au pouvoir depuis 2004 ;

affaiblissement de la vraie gauche (Parti Communiste KKE, dit « orthodoxe » et SYRIZA, formation « radicale » dont les thèses sont proches de « Die Linke ») ;

renforcement du LAOS (extrême droite populiste) ;

et enfin, progrès des écologistes, insuffisant toutefois pour leur permettre d’entrer au Parlement :

telles sont les principales caractéristiques des récentes élections législatives en Grèce.

 

Les chiffres :

PASOK  43,92% (38,1% en 2007)    160 sièges sur 300 au Parlement

Droite     33,48% (41,84% en 2007)     91 sièges

KKE        7,54%  (8,15%  en 2007)      21 sièges

SYRIZA  4,6%    (5,04% en 2007)       13 sièges

LAOS      5,63%  (3,8% en 2007)         15 sièges

Les écologistes 2,53% (1,05% en 2007) n’atteignent pas le seuil de 3% nécessaire pour obtenir un siège.

 

Voulant rassurer ceux qui ont voté pour lui, Georges Papandréou, président du PASOK, n’a pas hésité à déclarer à un journal italien qu’il mettra fin « à la collaboration entre l’Etat et le capital ». Attendons de voir… Le vainqueur du scrutin est le dernier rejeton de la famille politique Papandréou : il est le fils d’Andréas Papandréou qui fut par deux fois Premier ministre, à la suite des élections de 1981 et de 1993, et le petit-fils de Georges Papandréou qui de concert avec l’armée britannique écrasa la Résistance grecque en décembre 1944.

 

Quant à Constantin Caramanlis, le président de la Nouvelle Démocratie, fragilisé par une série de scandales, par la pauvreté de son bilan gouvernemental et par l’aggravation de la crise sociale, il a démissionné de son poste de chef de la droite et demandé la convocation d’un congrès de son parti pour élire un nouveau dirigeant. Cet acte marque-t-il la fin de l’emprise sur la scène politique du clan fondé par son oncle, Constantin Caramanlis, qualifié par ses supporters de « plus grand homme d’Etat » de la Grèce de l’après-guerre ?

 

Pour l’instant, les descendants de ces deux familles ont dominé et dominent encore la vie politique hellénique.

 

Commentant le modeste score de son parti, Aléka Papariga, secrétaire général du KKE, a essayé de le justifier en disant que « la prise de conscience manifestée par le peuple pendant la campagne électorale ne se reflète pas dans les résultats du Parti ». Possible. Mais si cette prise de conscience ne se traduit pas, entre autres actions mobilisatrices, par un score électoral satisfaisant, elle ne renforce pas la détermination des militants à poursuivre leur tâche difficile.

 

Enfin Alexis Tsipras, le président de SYRIZA, a souligné que le résultat de son parti constitue une victoire « petite mais signifiante ». En fait c’est une petite victoire et une petite défaite : victoire parce que quelques semaines avant les élections tous les observateurs prévoyaient pour ce parti, en proie à des déchirements internes, de grandes difficultés à atteindre le seuil de 3% des voix nécessaire pour entrer au Parlement ; défaite parce qu’il a perdu un demi point par rapport aux élections de 2007.

Tag(s) : #Données
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