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Mercredi 3 Mars 2021

Par la condamnation de Nicolas Sarkozy, la justice vient accabler les douteux us et coutumes pratiqués par la Sarkozye pendant des décennies.

 

La Sarkozye est cernée. Outre les enquêtes (Bygmalion, le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007…) visant l’ancien chef de l’État, la justice française empile les dossiers aux ramifications complexes qui concernent cette droite affairiste dont les liens avec le monde de l’argent sont manifestes et souvent glorifiés. La peine prononcée contre Nicolas Sarkozy par le tribunal correctionnel de Paris ne pointe en réalité que la partie émergée de l’iceberg judiciaire qui menace son clan. Une décennie qu’il a quitté l’Élysée, une décennie que les affaires s’enchaînent pour lui et ses sbires. Mais le verdict dénonçant un « pacte de corruption » ne fait pas que condamner un ex-président de la République : c’est sur les auteurs de toute une série de pratiques politiques qui n’ont que faire de la probité qu’il jette le discrédit.

Parmi les proches de Nicolas Sarkozy, ils sont en effet nombreux à avoir eu maille à partir avec les magistrats. La liste des fidèles lieutenants du héraut du « travailler plus pour gagner plus » dont l’intégrité est questionnée n’est que trop longue : ses amis de toujours Patrick Balkany et Claude Guéant, son témoin de mariage Nicolas Bazire, son avocat Thierry Herzog, son ex-conseiller de l’ombre Patrick Buisson, sa suppléante à l’Assemblée nationale Joëlle Ceccaldi-Raynaud… Le constat chez ses anciens ministres (François Fillon, Éric Woerth, Christine Lagarde, Brice Hortefeux…) est le même. Pendant une trentaine d’années, la droite, c’était eux. Certains noms apparaissent même dans une multitude d’affaires constituant in fine un système. Entre les déjà condamnés, les futurs jugés et les mis en examen, la famille sarkozyste n’a donc rien à envier au clan Berlusconi. « Cette manière d’assumer le manque d’exemplarité, d’en faire une blague me fait penser à ce qui s’est passé pendant des années en Italie », se désole Élise Van Beneden, présidente d’Anticor.

C’est finalement la démocratie que cette « voyoucratie », pour reprendre un terme cher à Nicolas Sarkozy lorsqu’il s’attaque aux malfrats, a sapée. Par ses barbouzeries et ses petits arrangements entre puissants amis, la Sarkozye n’a fait qu’apporter de l’eau au moulin des adeptes du « tous pourris ».

Tag(s) : #Niouzes diverses
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