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Ce blog est le blog d'un collectif regroupant des citoyens militants issus d'Alternative Citoyenne, du PCF, du NPA, d'ATTAC, des syndicalistes, des militants associatifs et des citoyens sans  engagement  dans une organisation.

C'est un lieu d'information et de mobilisation citoyenne antilibérale et unitaire. Internaute de rencontre, n'hésites pas à t'y exprimer.

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Samedi 14 novembre 2009








La responsabilité de réussir notre rassemblement,

pour ouvrir une autre voie à Gauche !

 

Il n’y a pas de plus grande nécessité que de réussir le rassemblement d’une gauche offrant une alternative de transformation sociale et écologique. La colère sociale s’accumule, les droits et libertés reculent, la situation dans les quartiers populaires se dégrade ; mais, la politique de Sarkozy ne sera pas mise en échec si on ne sort pas des politiques néolibérales qui ont dominé à gauche jusqu’à présent.

Depuis plusieurs semaines, la discussion progresse entre les différentes organisations pour un accord aux élections régionales. Elle connaît des avancées et parfois des reculs, mais sa réalisation est à portée de la main.

En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques l’échec serait injustifiable auprès du peuple de gauche. Il ne faut plus tarder. L’essentiel des clarifications a été apporté, et plusieurs points essentiels font accord entre l’ensemble des organisations :

·   Un accord national pour la constitution, dans les diverses régions, au premier tour, d'une liste de la gauche antilibérale et anticapitaliste, en totale indépendance du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie.

·   Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : battre la droite, changer les rapports de force à gauche, et rassembler une majorité autour d’un projet alternatif.

·   Elles s’engagent à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux autour des mesures que nous voulons porter ensemble.

·   Leur nom et le cadre de cette campagne seront choisis pour être communs à toutes les composantes, au-delà du premier regroupement du Front de gauche aux européennes

·   La construction des axes de la campagne doit démarrer dès aujourd’hui ; elle se fera avec tous les réseaux militants et citoyens. Pour donner corps à cette dynamique, il faudra créer le plus possible de cadres unitaires les plus larges. Une direction collective de campagne veillera, dans chaque région, aux tâches d’animation.

·   Au cas où nos listes ne seraient pas en tête à gauche à l'issue du premier tour, elles s’engagent, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour, une fusion démocratique à l’exclusion de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement aux résultats du 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.

·   Le débat s’est précisé au sujet des conditions de participation à un exécutif des régions. Aucune caution ne sera apportée à des majorités tournant le dos aux exigences défendues pendant la campagne. Nos listes affirmeront leur volonté de mettre en œuvre partout où nous nous jugerons en situation de le faire, les points essentiels de notre programme. Cette possibilité dépendra du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.

La discussion semble buter sur le degré d’implication des différentes composantes  de notre rassemblement dans les exécutifs. Des appréciations différentes existent et existeront sur nos possibilités ; mais elles ne sont  pas de nature à remettre en cause la nécessité de construire nos listes de rassemblement au 1° tour. Il serait incompréhensible, pour tous ceux qui attendent de nous une volonté d’unité, de diviser la campagne commune sur ce point, dès lors que serait entendu que la participation aux exécutifs devra être discutée, après débat dans chaque région, en fonction des résultats de la campagne et dans le respect de la diversité des participants. Une réunion de la direction collective de campagne et des différentes composantes fera, dans chaque région l’analyse des résultats et des possibilités réelles d’agir dans l’exécutif.

Il faut avancer au plus tôt et débattre des axes essentiels de l’ alternative commune que nous allons proposer dans tous les quartiers et dans toutes les régions: une logique de défense des biens et des services publics, le contrôle et l'orientation des fonds publics pour l’emploi et non pour aider les profits des grands groupe mondialisés, appuyée par une démocratie active donnant les moyens aux salarié-e-s et aux citoyennes et citoyens d’obtenir des changements concrets dans la politique des régions sur le terrain des transports, de l’environnement, de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la formation professionnelle : c’est ce qu’attendent de nous les femmes et les hommes de gauche.  Soyons à la hauteur de leurs aspirations.

Des militant-e-s qui souhaitent le succès de ce rassemblement, sans appartenance  politique ou membres de diverses composantes des réunions unitaires - Alternatifs, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Forum social des quartiers populaires (FSQP), Gauche unitaire, NPA, PCF, PCOF, PG, - s’adressent à toutes les organisations à la gauche du PS

 

L’appel peut être signé en ligne sur www.reussirlerassemblement.org

Voir aussi le point due du Parti de gauche http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/1023-le-point-de-vue-du-parti-de-gauche-sur-la-reunion-unitaire-du-10-novembre

Par Joël Allain - Publié dans : Tracts, déclarations et pétitions - Communauté : Unissons nous à gauche...
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Samedi 14 novembre 2009


[Marie N'Diaye (Prix Goncourt 2009), citée par Le Figaro: «Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je trouve cette France-là monstrueuse», affirmait-elle en réponse à la question «Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy?».]


ANGERS 2009

HISTORIQUE

 DU SORT FAIT PAR LE MINISTRE M. BESSON A LA FAMILLE AMEDJAR

 

 

Rahma et Ammar Amadjar ainsi que leurs enfants Maria (3 ans) et Amina (1 an) sont victimes d’un véritable acharnement dans la persécution de la part de l’Etat français.

Ammar est Marocain. Il est marié à Rahma depuis septembre 2005. Les autorités lui refusent  le droit de vivre avec ses enfants et sa femme (elle aussi marocaine mais vivant en France avec sa famille depuis l’âge d’un an, elle est en situation régulière). Lassé d’attendre un regroupement familial impossible à obtenir, il rejoint sa femme en mars 2008.

L’affaire est longue, compliquée, douloureuse. Nous la présentons sous forme chronologique pour faciliter sa compréhension.

20 septembre 2005 : mariage de Rahma et Ammar au Maroc. Rahma qui a toujours vécu en France tente de s’établir au Maroc (septembre 2005 mai 2006 ; novembre 2006 janvier 2007 ; mai 2007 novembre 2007) mais ne s’adapte pas. Ses ressources sont par ailleurs insuffisantes pour qu’elle obtienne le regroupement familial en France.

24 août 2006  Naissance de Maria à Angers

Mars 2008 Ammar arrive irrégulièrement en France

23 juin 2008 dispute entre les époux. Aucune violence physique mais Rahma téléphone au commissariat.

24 juin 2008, Ammar est interpellé. Rahma est convoquée. Nous nous étions disputés, mon mari était arrêté, on l’a montré menotté à sa fille, j’étais à trois jours d’accoucher, je n’arrêtais pas de pleurer, j’ai signé ma déposition sans lire et sans rien comprendre dit Rahma. Le préfet prend un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre d’Ammar, il est placé en rétention.

27 juin 2008 Naissance d’Amina à Angers, son père est toujours en rétention.

5 juillet 2008, Ammar est présenté à l’embarquement. Il refuse de partir. Sa fille a 8 jours.

7 juillet 2008, il est condamné à un mois de prison pour refus d’embarquer mais n’est pas écroué. Il rentre chez lui, à Angers.

15 juillet 2008, la police vient arrêter Ammar à son domicile

16 juillet il est expulsé vers le Maroc. Les policiers lui assurent que, père de deux enfants nés en France, il n’aura aucun mal à avoir un visa. Sa fille ainée n’a pas 2 ans, la cadette moins de 3 semaines.

13 septembre 2008. Constatant qu’il n’obtiendra jamais de visa, Ammar Amedjar revient irrégulièrement en France. Il découvre sa seconde enfant.

6 février 2009, Ammar Amedjar est interpellé aux abords de l’école où il vient, comme chaque matin, de déposer sa fille aînée, Maria. Il est écroué à la prison d’Angers pour y purger sa condamnation à un mois de prison.

12 février, le préfet du Maine et Loire prend un nouvel Arrêté de reconduite à la frontière à son encontre.

28 février au matin : une trentaine de personnes dont des élus attendent la sortie d’Ammar devant la maison d’arrêt d’Angers. On apprend qu’il a été extrait de la prison avant l’aube pour être conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Une délégation accompagne Rahma chez le préfet du Maine et Loire qui l’entend pendant près d’une heure. A l’issue de cette audience, il ne peut pas croire à la fable des violences conjugales démentie de façon convaincante par Rahma. M. Supplisson, directeur adjoint du cabinet de M. Besson est joint au téléphone. On lui passe Rahma. Au bout de 20 minutes de conversation avec elle, il ne peut pas non plus croire que Rahma soit fille à se laisser battre. M. Supplisson comme le préfet prétendent qu’ils vont réfléchir mais, en réalité, ils sont liés par des décisions prises au-dessus d’eux qu’ils couvrent avec le courage qui fait le charme d’une certaine haute fonction publique.

1er mars 2009, 9h du matin. Ammar prévient par téléphone qu’il est en partance pour Roissy (vol de 12h) et qu’il a l’intention de refuser d’embarquer. Deux militants du RESF s’y rendent pour l’appuyer en discutant avec les passagers. Au bout d’une heure, sur dénonciation d’une employée d’Air France semble-t-il, ils sont conduits au commissariat du terminal 2. Malgré une escorte de sept policiers et des mauvais traitements, Ammar réussit à refuser d’embarquer. Il est une fois de plus placé en garde à vue.

2 mars 2009, Ammar est traduit en comparution immédiate devant le TGI de Bobigny. Il est dit dans son dossier que Rahma aurait demandé le divorce. Elle demande à témoigner et dément évidemment ces allégations mensongères. Le procureur demande 6 mois fermes contre Ammar. Le tribunal transige à 2 mois sans interdiction du territoire.

18 avril 2009. Sortie annoncée d’Ammar. Récit : « 11h, prison de Villepinte. Vaut le voyage, sordide de chez glauque. Mériterait de s’appeler Chez Rachida Dati. De hauts murs hérissés de barbelés en zone péri-urbaine, un parking à quelques mètres d'une sortie d'autoroute, une construction légère en avant poste avec une salle d'attente crasseuse, des tabourets scellés au sol, des toilettes et un coin salle de jeu pour les enfants, à chialer. Des familles qui attendent des types esquintés, presque tous sont immigrés, les filles voilées. On est ailleurs, chez les vrais pauvres, les cognés.

J'appelle Rahma, elle me rejoint sur le parking. Sa cousine Mina, française, sa tante avec les deux enfants dans la bagnole. Les filles, Maria 3 ans et Amina 1 an, espèrent leur père, grands yeux qui ne comprennent rien à ce qui se joue.

Un break blanc à gyrophare et vitres teintées quitte la prison. En passant, le conducteur dit à la tante  qu'ils emmènent Ammar. Incompréhension. Nous nous précipitons vers le poste de garde. Rahma se fait envoyer sur les roses. Je reviens à la charge avec ma gueule de vieux blanc et mon ton sans réplique. J'exige de savoir où est Ammar. Quelques coups de fil plus tard, un gardien antillais me dit, comme une faveur, « votre fils a été emmené à Bobigny, au CRA ». Le ciel nous tombe sur la tête : dossier « signalé », traitement spécial exigé par les petits marquis du cabinet du ministre de la rafle qui de leurs immenses bureaux de parvenus ne lâchent rien et maltraitent avec distinction.

Bobigny, le CRA est dans le commissariat, juste derrière le TGI, à deux pas de l’autoroute pour Roissy. Toute une poésie. A l’accueil, un couple de flics, jeunes, corrects, blasés. Les visites sont à 13h30. Une salle d’attente encore. Aux murs des affiches sur les femmes battues mais aussi sur les enfants martyrisés. Coup de téléphone à Ammar à qui on vient d’annoncer qu’il a un avion à 21h. Rahma est décomposée. On appelle le cabinet de Besson, la permanencière. Je lui passe Rahma 10 mn puis je la reprends. Elle est secouée, ne trouve plus ses mots. Elle sait qu’une saloperie est en train de se produire et qu’elle y tient son rôle. Mais vaillant petit soldat de l’ordre injuste, elle tient son cap en mentant : c’est la loi.

Visite à Ammar. Il est amaigri, fatigué. Sa première réaction avait été de refuser une nouvelle fois d’embarquer. Il risque six mois de prison alors qu’il vient d’en purger trois et une interdiction du territoire. Sa famille le dissuade de résister. Il va partir.

Rahma et les petites filles « vont voir papa », encadrées  par deux flics un peu gênés. Je ne sais pas comment s’est passée l’entrevue. On imagine…

Dernière bataille, dernier espoir déçu : on apprend incidemment que, pour une raison qu’on ignore, la préfecture de Seine St Denis a délivré un nouvel arrêté de reconduite à la frontière à Ammar. Normalement il a 48 heures pour déposer un recours. Mais les défenseurs de la « loi » réfugiés dans les cabinets ministériels s’assoient dessus : on expulse en urgence, et tant pis pour le respect des lois. Idem quand, sur le conseil de son avocat (qui appelle depuis la Roumanie où il est en déplacement), Rahma dépose un recours pour son mari. Trop tard, pas valable, finasse-t-on. L’essentiel est d’expulser, de maltraiter, d’amener des mômes à faire leurs adieux à leur père dans une cellule crasseuse.

Ammar a donc été expulsé. Rahma et les filles sont allées le rejoindre quelques jours plus tard. Pour qu’il ne craque pas, qu’il ne fasse pas une connerie. Puis Rahma est rentrée en laissant Maria à son père quelques jours de plus. Pour qu’il tienne. Vive la République, Vive la France.

 

 

Septembre 2009 

La CAF (sur incitation de la préfecture ?) découvre qu’Ammar a vécu presque un an en France (dont trois mois en prison). Or, Rahma percevait une allocation « parent isolé » dont la CAF s’empresse d’exiger le remboursement. C’est Kafka ! Que voulait-on que fasse Rahma ? Qu’elle s’empresse d’aller signaler le retour (clandestin !) du père de ses enfants pour précipiter l’expulsion ? En outre, on ne voit pas en quoi la présence d’Ammar (qui n’a bien sûr pas le droit de travailler) ferait passer sa femme dans une tranche de revenu qui priverait ses enfants de cette allocation ! C’est même le contraire : Ammar est une bouche supplémentaire à nourrir ! Mais la CAF s’en fout. Elle veut ses 10 000 € et, peut-être, le préfet se dit-il comme M. Hortefeux, « C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » et espère-t-il en avoir « une » de moins.

Se sentant totalement intégrée, Rahma avait jusqu’alors négligé de demander la nationalité française à laquelle, étant en France depuis l’âge d’un an, elle aurait eu droit sans difficulté. L’avalanche de persécutions à l’encontre du père de ses enfants l’a décidée à demander sa naturalisation pour faciliter son retour. Elle a donc déposé une demande en avril ( ?) 2009, instruite à une vitesse accélérée. Réponse fin septembre : rejetée car l’essentiel de vos attaches n’est pas en France !! On reste médusé ! L’administration expulse le mari d’une femme qui a toujours vécu en France, qui y a ses parents, ses frères et sœurs, dont les enfants y sont nés, qui y a fait tout sa scolarité, etc… Et elle se paye en prime le luxe sordide de lui refuser la nationalité française au motif que son mari est au Maroc

Voir aussi Maltraitance des enfants de sans-papiers (1)

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 16H 17 H

PARVIS DE NOTRE-DAME

RASSEMBLEMENT RESF

 

Par Joël Allain - Publié dans : Annonces et compte-rendus de réunions - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 13 novembre 2009


Grâce au bouclier fiscal, les riches n’ont pas d’effort supplémentaire à faire en temps de crise, ils disent merci à Sarkozy .

 

Bouclier fiscal : les plus fortes restitutions

 

Lu sur http://www.lefigaro.fr/impots/2009/07/06/05003-20090706ARTFIG00404-le-bouclier-fiscal-a-profite-a-19-000-contribuables-.php

 

Parmi les redevables bénéficiant du bouclier fiscal, les plus fortes restitutions concernent ceux appartenant à la dernière tranche (patrimoine supérieur à 15 810 000 euros). Selon le rapport, le montant total dépasse 155 millions d'euros. "Ces 100 personnes, dont la restitution moyenne est de 1,154 million d'euros, captent donc plus du tiers du coût du bouclier fiscal", souligne le rapporteur. La restitution moyenne des 10 plus grosses restitutions est de 5,97 millions d'euros, contre 2,21 millions d'euros en 2007, soit une hausse de 270%. Enfin "les 1 000 restitutions les plus importantes concernent des redevables de tous profils avec une forte concentration puisque 655 d'entre eux disposent d'un patrimoine supérieur à 15 810 000 euros et des revenus supérieurs à 42 507 euros, note Gilles Carrez. Ces personnes captent donc près de 74 % du coût du bouclier fiscal. Ces chiffres marquent une augmentation de l'ordre de 85 % par rapport à 2007."

Voir Sauvons les riches, taxons les accidentés?

Par Joël Allain - Publié dans : Données - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
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Jeudi 12 novembre 2009


Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises, pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60% seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leurs carrières.


Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré ?


Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables généralement les plus aisés d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée ?


Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti ? Après tout, des passe-droits, n’y en-a-t-il pas assez ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allègements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier…Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.


Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier Fiscalement, il est devenu privilégié. Etait-ce plus longtemps tolérable ? Eric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité ? Michele, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. Cela pouvait-il durer ?


Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous évaluation qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible.


Aurait-ce été juste ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.


Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens : « fraternité ! ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit.


Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés ?


Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’Etat français, ce dernier n’a touché aucune plus-value.

L’Etat a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros.


Tout est dit. Comparons les volumes financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.


LIRE :
http://www.non-taxation-at.net


Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière)
Olivier Besancenot (porte-parole du NPA)
Martine Billard (députée écologiste)
Gérard Filoche (inspecteur du travail, PS)
Benoit Hamon (porte-parole national du PS)
Pierre Laurent (coordinateur national du PCF)
Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)


Lu sur http://www.legrandsoir.info/Sauvons-les-riches-taxons-les-accidentes.html
 
Par Joël Allain - Publié dans : Tracts, déclarations et pétitions - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 11 novembre 2009



Aujourd'hui, Sarkozy voit disdrétement le Premier Ministre d'Israel...

A voir absolument:
http://www.dailymotion.com/video/xb31pm_francois-cluzet-parle-de-salah-hamo_news 

Créer le buzz militant pour Salah!

Cette vidéo de François Cluzet est présente sur de nombreux site, sur de
nombreuse pages de Facebook, sur des blogs, etc. Beaucoup aussi
utilisent leurs carnets d'adresses pour envoyer à un ou plusieurs amis
le lien ci-dessus qui compte à cette heure (10 novembre à 23h30) pas
moins de *15.000 personnes* qui ont visionné la vidéo. Environ 1.000 à
l'heure. *On est pas loin du buzz*, autrement dit de la vidéo
"événement"
car regardée par de nombreux internautes et donc qui doit
être prise en compte. Il reste toutefois beaucoup d'espaces pour
multiplier les contacts de toute nature afin de faire partager ces liens
et inciter à cliquer dessus.
 
Un clic = un point enregistré.
 
Multiplions les initiatives pour que cela "explose"... Il en sera ainsi
forcément tenu compte.... *C'est certain* !
 
Nous comptons sur vous. Amitiés.

France Palestine

Si vous ne savez pas qui est Salah, voir
Sarkozy : deux poids , deux mesures pour la protection des Français à l’étranger

Par Michelle Bétous - Publié dans : Tracts, déclarations et pétitions - Communauté : Les blogs citoyens
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