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LeNeouannicMargate
Elections régionales 2010

Lu sur http://ldh92sud.over-blog.com/pages/Elections_regionales_2010-2596080.html

 

A l'occasion des élections régionales, la Fédération des Hauts-de-Seine de la Ligue des droits de l'Homme a adressé un questionnaire à toutes les têtes de liste départementales des Hauts-de-Seine.

 

Les réponses du Front de gauche :

 

Pascale Le Néouannic, tête de liste Front de gauche dans les Hauts-de-Seine (liste conduite par Pierre Laurent au niveau régional) - réponse reçue le 24/02/2010 :

 

Mixité sociale :

 

Comment comptez-vous favoriser la mixité sociale dans notre région durant votre mandat ?

 

Il n’est plus possible de faire comme si la Région ne pouvait rien faire et s’en remettre à la seule volonté des élus locaux pour remédier à la crise du logement. C’est pourquoi nous proposons d’arrêter tout financement (hors construction de logements sociaux) aux villes hors la loi (qui n’ont pas les 20% de logements sociaux). D’abord parce qu’aujourd’hui en finançant les projets de ces villes, la Région conduit les édiles de ces villes à considérer qu’ils ont en toute impunité le droit de poursuivre leur politique de ségrégation sociale. Nous voulons et devons montrer du doigt ces collectivités, d’autant que dans le Schéma directeur de la Région Ile de France nous savons que nous devons, pour endiguer la crise du logement, atteindre les 30% de logements sociaux en zone dense. Chacun annonce des chiffres de construction mais il faut faire respecter la loi. Si le gouvernement ne joue pas ce rôle la Région doit le faire sans complexe.

De la même manière dans une Région où plus de 330 000 logements sont considérés comme vacants, nous devons exiger des préfets qu’ils réquisitionnent et engager des procédures juridiques contre les propriétaires et les villes qui refusent de prendre les arrêtés de réquisition. Ce sont pour certains des mesures radicales mais la crise est telle qu’il n’est plus temps de tergiverser et de compter sur les « bonnes volontés ».

 

 Comment comptez-vous procéder pour que le logement social soit mieux réparti dans l'ensemble des communes ?

 

Dans la prochaine mandature il s’agira de rompre le consensus actuel sur la répartition entre l’agence foncière régionale et les agences foncières des Hauts de Seine et des Yvelines, départements où la ségrégation sociale est la plus forte. Pour ne prendre que l’exemple des Hauts de Seine, si dans l’ensemble du département il y a plus de 20% de logements sociaux, 14 villes sur 36, toutes dirigées par l’UMP ne respectent pas la loi SRU en n’atteignant pas les 20%. Nous devons imposer le droit pour la Région de porter des projets de construction de logement sociaux y compris dans ces territoires hors la loi.

 

Des démolitions d’habitats sociaux sont prévues (notamment La Lutèce à Châtenay-Malabry), quelles actions envisagez-vous pour y remédier ?   

 

Le phénomène de réduction du parc de logement social qui est à l’œuvre à Châtenay-Malabry répond à l’objectif affiché par la mairie qui s’emploie à détourner l’esprit de la loi SRU pour se servir du socle actuel des 20% pour réduire le logement social. Le Plessis a aussi choisi cette voie en organisant la vente du patrimoine HLM.  En fait dans notre département de nombreuses villes dirigées par la droite mais pas seulement (voir ce qui se passe à Clichy où le nombre de logements sociaux est passé  de 33% à 30% ces dernières années. Toujours plus fort à La Garenne Colombes où en 5 ans la ville est passée de 11% à 9%, ville qui vient de bénéficier d’un don à l’Euro symbolique de terrain du Conseil Général du 92 pour réaliser une opération immobilière de plus avec bureaux et logements de standing. Quand, où a-t-on entendu la Région se mobiliser contre ce type d’opération? Pourquoi la Région ne saisit-elle pas  le Tribunal administratif pour demander l’attribution de ces terrains pour y réaliser des constructions sociales ? Nous ne gagnerons peut être pas mais en ne faisant rien on perd d’avance. Il existe des collectifs et des associations qui se mobilisent contre la vente ou la démolition de logements sociaux. La Région ne doit plus se contenter d’un communiqué de soutien, elle doit créer une structure juridique qui aura pour mission d’aider à monter les dossiers juridiques pour contrer ce type d’opération.

 

Droits des femmes :

 

Parce que l'avortement est un droit, vous engagez-vous à maintenir les structures publiques existant en Ile-de-France, qui pratiquent les interruptions de grossesse et à garantir leurs moyens de fonctionnement ?

 

Oui bien évidemment il faut maintenir les centres d’IVG et donc garantir leurs moyens de fonctionnement mais il faut aller plus loin car de trop nombreuses femmes sont aujourd’hui contraintes de se rendre à l’étranger faute de structures publiques, il s’agit d’ouvrir de nouvelles structures et donc de s’opposer vraiment à ces courants, dont cette liste Chrétienne initiée par des personnes qui ont participé à des commandos anti IVG. 

Le droit des femmes à disposer de leur corps passe aussi par le développement d’informations en direction de la jeunesse pour le droit à la contraception : exiger que dans les établissements scolaires et particulièrement dans tous les lycées des personnels de santé et des moyens soient mis à disposition ; soutien au planning familial… et campagne pour le remboursement et la gratuité accordées aux mineures pour leur contraception.

Lutte contre les discriminations :

Les Roms sont des Européens comme nous. Le sont-ils réellement ? Quelles mesures proposez-vous de prendre pour :

 - mener des actions de sensibilisation en direction des collectivités locales afin qu’elles participent à l’effort commun pour mettre en place des solutions adaptées pour abriter les familles et scolariser les enfants ;

 - développer une information pour lutter contre l’exclusion dont les Roms sont victimes.

Les Roms sont parmi les populations les plus stigmatisées. Au-delà des actions de sensibilisation, il faut engager les villes qui ne construisent pas des aires d’accueil à respecter là encore la loi. Il faut surtout en finir avec les bidonvilles qui sont malheureusement de plus en plus nombreux en Ile de France. C’est d’ailleurs une des conditions de la scolarisation des enfants. Et même si la question de la scolarité relève du ministère de l’éducation nationale nous savons qu’aujourd’hui ces jeunes se voient refuser l’inscription à l’école. Là encore des campagnes d’informations en direction des élus et de l’inspection d’académie doivent être menées par les élus régionaux pour qu’enfin tous les enfants bénéficient des conditions nécessaires pour une scolarisation effective. C’est aussi dans cette apprentissage de l’autre -normalement garanti par l’école de la république- que nous ferrons reculer le racisme dont sont victimes les Roms et plus globalement les gens du voyage. Tout cela passe aussi par la reconnaissance effective de tous leurs droits, qu’ils soient sociaux (accès à la santé), économiques (accès au marché du travail) et politiques. Pour cela il faut que l’ensemble des associations qui interviennent et se mobilisent pour la défense des droits des gens du voyage soient partie prenante de l’élaboration des campagnes et dispositifs initiés par la Région. C’est ce que Claire Villiers, vice présidente sortante, a impulsé en contribuant à mettre en place une politique de lutte contre les discriminations ambitieuse. Cela est d’autant plus important que nous avons à faire à une droite qui fait de l’étranger le bouc émissaire de tous les maux de notre société, qui organise la stigmatisation de certaines populations et qui remet en cause les outils de la solidarité comme les services publics.   

Logement étudiant :

Concernant la réhabilitation des bâtiments de la résidence universitaire Jean Zay d'Antony, vous engagez-vous :

-à réaliser effectivement en 2010 les travaux de réhabilitation budgétés

-à ne pas procéder à une quelconque destruction de logement social étudiant sans reconstruction préalable sur place en quantité, surfaces et accessibilité au moins équivalentes.

Pour s’opposer réellement au protocole voté en Octobre dernier par la majorité de la Communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre qui prévoit de démolir le Bâtiment C aujourd’hui muré et planifie d’ici 2013 la réduction d’au moins la moitié des capacités d’accueil de cette résidence sociale pour étudiants, notre groupe a obtenu que la Région Ile de France inscrive 20 millions d’Euros pour la réhabilitation de la RUA mais surtout nous avons aussi fait voter des crédits pour que la Région soit en mesure de proposer un contre projet qui garantisse la réhabilitation et le maintien de la capacité d’accueil sur le site des 11 hectares en face du parc de Sceaux. Nous attendons que la première Commission permanente d’après élection engage ces crédits pour lancer l’étude. Là encore il faut sortir de la logique du consensus et faire en sorte que ces débats soient publics et que les décisions prises par les élus à la Région fassent l’objet d’un débat où sont associés les résidents comme les représentants des étudiants rarement consultés et presque jamais associés aux décisions.

Tag(s) : #Tracts, déclarations et pétitions

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