Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Fase 2011

Lu sur http://lafederation.org/

 

AFFIRMONS LA CRÉDIBILITÉ D’UNE ALTERNATIVE 

 

Pour les grands médias, la campagne présidentielle est commencée. Depuis quelques semaines, ils privilégient petites phrases et bons mots, postures des uns et des autres, manœuvres et négociations de couloir. Pour eux, la campagne, c'est la politique spectacle !

 

Mais voilà qu’ils découvrent que l'agitation de leurs grands hommes politiques est bien loin de ce qui fait le quotidien des français. Le sondage d'OpinionWay-Fiducial pour La Croix – « Les Français et l’élection présidentielle de 2012 – Décembre 2011 » montre que, pour 72% des personnes interrogées, la campagne telle qu’elle se déroule apporte des réponses assez éloignées ou très éloignées de leurs préoccupations.

 

Est-ce surprenant ?

 

Voilà les enjeux qui comptent le plus pour les sondés : « Maintenir l'emploi », « Lutter contre la hausse des prix des produits de première nécessité » et « Maintenir le remboursement des soins » puis « Protéger la retraite » ou « Garantir aux jeunes l'accès au marché du travail ».

Les électeurs sont sans doute sceptiques et déçus mais réalistes. Cette fin d'année a été un festival de dégradation sociale : hausse du chômage en novembre et annonce d'un autre record pour décembre, hausses de tarifs en chaîne sur des biens indispensables et explosion annoncée de notre système de santé.

 

Face à cela, les réponses de la droite discréditent toute la politique qui « sous la contrainte de la dette » n'imagine pas de faire autre chose que de faire payer la plus grande partie de la population.

 

Les « contreparties » inventées par la droite - partage du chômage par le chômage partiel ou « TVA sociale » - n'apparaissent guère crédibles Tout le monde voit bien que ce qui pourrait être gagné en salaire net sera « mangé » par les hausses de prix. Ceci concerne celles et ceux qui ne subiront ni le chômage et la précarité, ni le chômage partiel de longue durée. Mais, de toute façon, tous subiront cet impôt particulièrement injuste qu'est la TVA tout comme l'augmentation du coût des soins de moins en moins remboursés par une sécurité sociale privée de cotisations patronales.

 

Surtout, il devient évident que la droite organise l'impuissance politique en s'inscrivant avec allégresse dans de nouvelles contraintes libérales européennes qui renforcent la soumission des États à l'ordre imposé par le capitalisme financier.

Il faut casser le cadre dans lequel la « pensée unique » veut nous enfermer. Il n'y aura pas de réponse à l'urgence sociale sans une remise en cause du pouvoir absolu de ce 1% que désignent les « indignés » ou Occupy… Il y aura même aggravation de situations déjà dramatiques.

S'il faut imposer un contrôle public des banques, c'est bien pour changer les règles d'un jeu où les nombreux perdants payent pour le petit groupe des gagnants. Il faut les empêcher de nuire !

Mais pour cela, pour créer le rapport de forces nécessaire, il faut autre chose qu'élire de bons politiques aux sommets de l’État. Il faut même plus qu'une démocratisation nécessaire de ce système politique.

 

Seuls, l'appropriation du politique par le peuple, un rapport nouveau entre mouvements populaires, élus et institutions politiques peuvent créer la dynamique nécessaire au changement. Cela donne toute leur importance aux assemblées citoyennes, aux collectifs et à toutes les activités d’une campagne pour un audit citoyen et un moratoire de la « dette ».

 

Le Front de gauche a commencé à imposer dans l'espace public la remise en cause des règles du jeu capitaliste. Il a permis une première modification dans le débat public : une force, qui ne se contente pas du témoignage, porte un discours de sortie du système et rompt avec l'unanimisme. Il lui reste à acquérir de la crédibilité.

 

Pour que se fasse le passage actif entre les préoccupations quotidiennes et les enjeux des échéances électorales, il est décisif de susciter l'intervention active de celles et ceux qui veulent que ça change. Nous ne cherchons par un homme providentiel entre les mains duquel remettre les espoirs ! Nous voulons développer la campagne du Front de Gauche autour de Jean-Luc Mélenchon son candidat, inventer, avec les assemblées citoyennes, des outils politiques, la construction d'exigences sociales et citoyennes vis à vis des élus.

 

Nous proposons des mesures d’urgence sociale : en finir avec la pauvreté qui gagne une part croissante des travailleurs, notamment les femmes ; relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC porté à 1700 € ; assurer le droit à la santé gratuite et la retraite à 60 ans à taux plein (Lire ici...) ; changer la situation quotidienne de celles et ceux qui sont les plus grandes victimes des politiques libérales ; permettre une alternative à la droite et au social libéralisme !

 

FTgauche

 

Tag(s) : #Editorial

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :