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Le collectif unitaire pailladin s’est réuni le 16 juin en une après-midi de réflexion. Nous étions 14.

 

Notre collectif salue le bon résultat obtenu par la candidature unitaire (CUAL, PCF, LCR) dans la 4ième circonscription de l’Hérault.

Une nouvelle période politique s’ouvre. Difficile. Les votes ont révélé une société et des consciences populaires habitées à la fois par de lourdes régressions et un potentiel antilibéral difficile à libérer ; une vision et une pratique de la politique enfermées dans des tendances dangereuses (bipartisme, présidentialisme, renoncement au changement réel…) mais traversées de capacités citoyennes. L’échec de la gauche de transformation aura pesé lourd.

 

 

 

 

Nous faisons l’hypothèse de travail suivante : Pour faire face, le mouvement populaire a besoin avant tout que se reconstruise et se construise un mouvement de collectifs citoyens. Ce mouvement doit devenir fort : Des collectifs nombreux et actifs ; des citoyens nombreux. Cette force sera bénéfique à tous, y compris les partis, syndicats, associations cherchant à changer vraiment la société. Elle est le ressort essentiel pour que vienne une construction politique véritablement de gauche.  

 

Mais cela ne se décrète pas, cela se gagne. Cet essor possible dépend beaucoup de notre capacité à tirer les leçons de ce qui s’est passé et à éclairer plusieurs questions.

 

·          Question 1 : Qui sommes-nous ? La diversité des « antilibéraux » (diversité de chemins, d’histoires, de cultures, d’idéaux…) est à la fois une richesse ET un obstacle. Ici, la solution est le problème.  Il nous faut apprendre à vivre, décider et agir ensemble sans aplatir cette diversité. Pour cela, il nous faut l’analyser avec soin.

 

·          Question 2 : Que voulons-nous ? Les 125 propositions, certes. Mais l’échec nous a appris que, sur le projet de société et le chemin à prendre, il nous faut travailler encore. Battus par la droite dans la bataille des idées sur des questions-clé (Travail, rapports individu-intérêt général, école, nation, immigration…), il nous faut refonder et clarifier les contenus pour bâtir un projet solide. Travailler par exemple : la culture comme base de la société nouvelle, la dialectique Rouge-Vert, l’Europe, les problèmes internationaux, les rapports nord-sud… . Ou le dépassement de l’antilibéralisme par un projet de transformation qui s’en prend au capitalisme. Ou l’objectif de changer toute la gauche en assurant l’hégémonie des idées de la gauche de transformation. Nous avons là à construire une pensée collective et foisonnante.

 

·          Question 3 : Comment agir ? Il va falloir animer, avec d’autres, des résistances et des luttes. Mais notre rôle n’est-il pas d’irriguer ces luttes par une prise de conscience de ce qu’elles peuvent être : un mouvement unitaire qui s’en prend à l’état de choses capitaliste pour le dépasser ? Et de favoriser la conquête de savoirs et de pouvoirs populaires installés dans toutes les fissures accessibles de la société capitaliste ? De ce point de vue, le travail sur la VIème république, sur les pouvoirs à gagner dans les entreprises et partout (ex : la salle de débats citoyens à La Paillade)… nous paraît essentiel.

 

·          Question 4 : Qui voulons-nous être ? Notre réponse : un mouvement citoyen ; qui concrétise l’unité d’une gauche de transformation ; donc ouvert à tous, encartés ou pas ; un mouvement autonome ; à base associative mais très souple : y vient celle ou celui qui, selon ses possibilités ou envies, veut y participer un peu, beaucoup ou passionnément. Le collectif de base détient la souveraineté. Le mouvement doit nouer des relations avec des organisations, soit pour des opérations ponctuelles, soit pour des projets longs, soit dans le quartier, soit au plan national . Car le processus unitaire a besoin d’une grande diversité d’acteurs et notre mouvement ne peut prétendre contenir à lui seul cette diversité. 

 

    Les collectifs ? Ils sont l’héritage des collectifs antérieurs. Mais ils doivent les dépasser pour devenir les Collectifs d’une gauche de transformation sociale, démocratique, écologique, féministe, antiraciste… (Le nom est à préciser) Il nous faut repartir d’en bas en refondant/créant ces nouveaux collectifs. Partout, à chaque occasion, avec des anciens et nouveaux participants, et notamment en préparant les Assises de l’automne. Ce serait un échec si ces assises concernaient principalement un courant particulier (ex : anciens collectifs Bové) et non l’ensemble de ceux qui, quels que soient les choix qu’ils ont fait depuis janvier (ou ayant pris des distances), se prononcent pour cette gauche de transformation. Voilà nos soucis majeurs :

 

-          Que les collectifs se réunissent et se donnent une nouvelle naissance.

 

-          Que les Assises soient préparées dans un cadre unitaire renouvelé. 

 

Les coordinations sont nécessaires. Avec des groupes d’exécution responsables. Mais elles ne détiennent pas la souveraineté. Elles sont aussi à refonder.

 

Partout cherchons une vie, une respiration faites de débats (voire d’affrontements d’idées), de tolérance et de non exclusion. 

 

 

Au bout du compte, les Assises de l’automne peuvent être une chance d’essor de notre mouvement si nous ne reculons pas devant les mises en clarté nécessaires et si tous les unitaires s’associent à leur préparation. Ce qui est un premier succès à assurer, notamment lors de la coordination nationale des 23 et 24 juin. .

 

 

 

 

 

                        Le collectif pailladin.

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Débats

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