Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog



Lu sur
http://pcf-bagneux.org


1. Le grand danger : désintérêt des électeurs et risque d’abstention massive au prétexte que « le Parlement européen ne servirait à rien ».

C’est faux. Certes le Parlement n’a pas assez de pouvoir, mais il est beaucoup plus qu’une simple tribune. Des exemples :

-c’est le groupe GUE au Parlement, animé en particulier par Francis WURTZ, qui a révélé en 2005 le contenu réel du projet de constitution européenne, et permis l’opération vérité qui a conduit à la victoire du NON en France, Pays-Bas, Irlande ;

-c’est lui aussi qui, relayant la mobilisation associative et syndicale,a fait capoter la directive BOLKESTEIN, la directive sur les ports, et d’autres généralisant le règne de la concurrence « libre et non faussée » ;

-lui encore qui a obtenu la condamnation de l’agression israélienne à GAZA et le gel du projet de renforcement des liens entre l’UE et ISRAEL avancé par la Commission et les gouvernements. Puisque l’action vigoureuse de députés de la gauche antilibérale et de transformation peut rendre le parlement utile, il faut donc combattre l’abstention et envoyer au PE un plus grand nombre de députés qui le rendront utile : ceux du Front de Gauche en France et des autres forces progressistes en Europe. 

 
2. Alors que le mouvement social aux Antilles donne une belle leçon d’efficacité et d’unité aux luttes qui se développent en métropole,


Ces luttes ont besoin de prolongement dans les urnes et de convergence avec les revendications politiques que le Front de gauche va défendre dans la campagne des européennes. Le scrutin du 7 juin est le seul scrutin politique national entre l’élection présidentielle et législative de 2007 et celle de 2012. C’est une formidable occasion de prolonger les luttes dans les urnes, c’est à dire de condamner la politique de SARKOZY et de ses amis les milliardaires qui nous ont plongé dans la pire crise connue depuis un siècle, et qui veulent en faire payer le prix aux salariés, retraités, chômeurs, jeunes au seul bénéfice des responsables de la crise. Le 7 juin, on a une chance de pouvoir condamner cette politique, menée en France et en Europe par les Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown, Barroso, et porter un coup aux provocations, tentatives de division, autoritarisme renforcé visant à faire taire toute opposition populaire : raison de plus pour ne pas se taire le 7 juin, avec le Front de Gauche.

 
3. Un vote puissant pour le Front de Gauche signifiera :


Non à l’alignement atlantiste sur l’OTAN, non à l’Europe des barbelés et des camps où l’on parque les « Sans papiers », oui à la sécurité européenne, à une Europe ouverte sur le monde, démocratique, solidaire.


 4. Le 7 juin, on peut changer la donne en Europe, en votant pour une autre Europe, qui réponde à l’urgence sociale, démocratique, écologique, avec des mesures précises en rupture sur les points essentiels avec les politiques « libérales » :

 -un nouveau traité, démocratiquement élaboré, conforme aux aspirations populaires ;

-un SMIC européen, une harmonisation fiscale, la nationalisation des banques et un pôle public bancaire européen, la BCE sous contrôle parlementaire ;

-des services publics développés et mis « hors concurrence » ;

-pour les femmes, l’alignement des législations sur ce qu’il y a de meilleur dans chaque pays ;

-régulariser tous les sans-papiers ;

-un plan climat contre l’émission des gaz à effet de serre....

 
5. Pour tout cela, oui à l’unité, non à la division de la gauche de transformation sociale et démocratique !


Le Front de Gauche va être la seule nouveauté de ce scrutin, une nouveauté à saisir, faire fructifier, utiliser. Né dans l’enthousiasme au Zénith le 8 mars, à partir de l’initiative commune du PCF et du PG, ce n’est ni une combinaison politicienne ni une alliance de circonstance. C’est une dynamique à élargir, et déja élargie au courant du NPA animé par C. Picquet, en attendant plus ; une dynamique saluée par de prestigieux soutiens internationaux : Evo Morales, Aminata Traoré, Leila Shahid, les dirigeants de Die Linke, du Sinn Fein irlandais. Cette dynamique, c’est aux citoyens, aux militants politiques, associatifs, syndicaux, aux élus, de la faire grandir, avec toujours plus d’unité et d’ouverture. Ceux qui persisteraient à chipoter devant cette unité pour des intérêts de boutique ou de personne prendraient la lourde responsabilité de saboter l’espoir à gauche.


par Daniel Monteux
 (mars 2009)

Tag(s) : #Débats

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :