Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bizarre ce rapprochement ? Amalgame ?

 

Non.

 

Obama n’est pas noir, sa mère est blanche, mais pour tout le monde il est noir, c’est la vision américaine, reprise sans précaution dans notre république laïque, une et indivisible, censée être imperméable au monde du communautarisme et donc à toute nomenclature des « races » à l’anglo-saxonne? Le Sauveur est arrivé, un monde nouveau arrive….

 

Quand les « quartiers », comme disent les gens bien (y compris la « femme de gauche » Fadela Amara), descendent dans les rues  pour réagir et manifester leur écoeurement devant le carnage de Gaza, le problème ce n’est pas le carnage mais le conflit communautaire qui nous menace, selon certains, parmi lesquels on trouve la plupart des médias et des gens installés….

 

Qui y a-t-il de commun entre ces deux faces de l’actualité récente ?

 

Pour ma part je me félicite que les Américains aient élu Obama, il est difficile de trouver pire que les Bush et leurs clones, mais pour la suite on verra. Et puis le nouveau président révèle la progression quantitative et qualitative des non-blancs (noirs, latinos, asiatiques, arabes ?) dans la société américaine.

 

Dans le même esprit, tout le monde devrait normalement se féliciter en France que les « quartiers » « s’intègrent » en descendant dans la rue pour participer à la vie démocratique dont une des formes reste la manifestation. Personnellement je n’ai pas rencontré le Hamas, même s’il à dû être présent, puisque certains n’y ont vu que lui, avec l’extrême-gauche. Personnellement j’y ai rencontré des femmes voilées de tous âges mais aussi des « femmes des quartiers »non voilées, beaucoup de jeunes, notamment des beurettes habillées comme toutes les filles de leur âge. Et puis, beaucoup d’autres gens…

 

La réalité, c’est que la posture ainsi adoptée sans le dire par  notre establishment n’est en fait pas sociétale, communautaire, ou religieuse mais beaucoup classiquement, banalement sociale.

 

Obama est passé par tous les filtres de l’establishement US, est l’ami des pipoles, peu importe sa couleur[1], alors que les « quartiers » restent les « quartiers », c’est à dire ces zones de rélégation[2] dont qu’il convient de se méfier. La parole de l’un est valorisée, celle des autres non, dévalorisée par construction.

 

D’un côté, l’establishment et le pouvoir, de l’autre les classes « dangereuses ».

 

Finalement, à y regarder de prés, ce 21 éme siècle commençant ressemble furieusement en cette période de crise au 19 éme. Que d’occasions ratées au 20 éme pour rendre irréversible le progrés des valeurs universelles inventées au 18 éme…



[1] A Paris, le 16 éme est l’un des arrondissements où il y a le plus d’étrangers, qui parle de « quartier » ?

[2] Faut-il rappeler que c’est le sens éthymologique du mot « banlieue » ?

Tag(s) : #Editorial

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :