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M. Kouchner doit demander la suspension immédiate du réhaussement des relations UE- Israël

Voir aussi:Israel-Palestine: l'impasse criminelle de la solution militaire 
Et "Piraterie : la marine israélienne attaque le bateau du Free Gaza Movement en haute mer ": http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76974

Lancée, un an presque jour pour jour, après les engagements du processus d’Annapolis de Novembre 2007 sensé mettre un terme à 42 ans d’occupation, l’attaque militaire meurtrière à Gaza conclut dramatiquement une année de dégradation de la situation ayant amené, les autorités, tant israéliennes que palestiniennes à l’impasse : intensification de la politique de colonisation, augmentation des check points, assassinat de 500 palestiniens et de plus de 2000 blessés, poursuite des intrusions militaires punitives, et blocus de la bande de Gaza ayant provoqué un drame humanitaire sans précédent .

Les manquements graves d’Israël à ses obligations au regard du droit international et humanitaire et à ses engagements dans le cadre du processus de paix lancé à Annapolis n’ont été malheureusement suivis d’aucune condamnation, ni sanction de la part de la communauté internationale.

Au contraire le Conseil européen a poursuivi sa politique de renforcement des relations avec Israël, au mépris des engagements communs fondés sur le respect des droits de l’Homme et du droit international. Le 8 décembre en effet le Conseil Affaires Générales a réitéré sa détermination d’accorder dés avril 2009 un statut privilégié à Israël, et le Ministre Kouchner, en déplacement à Tel-aviv, avait assuré la Ministre Tipi Livni que l’issue du processus de paix serait sans conséquence sur le rehaussement des relations UE-Israël.

Au mépris de la mission d’enquête effectuée par les parlementaires européens en Juin 2008 qui concluaient, tous groupes politiques confondus, au vu de la dégradation de la situation et du non respect des engagements d’Annapolis, à l’inopportunité d’ouvrir de telles négociations, négligeant l’alerte lancée par le Parlement européen qui a majoritairement refusé en Novembre dernier de donner un avis conforme à la participation renforcée d’Israël aux programmes et agences communautaires, le Conseil est allé de l’avant !

Fort d’une impunité jamais démentie, acculé par une situation bloquée qu’il a lui-même créée, le gouvernement israélien, surenchérit dans l’agression militaire à la veille des élections, profitant de la transition du pouvoir aux Etats-Unis et de l’affaiblissement du Président Abbas.

Les ministres européens des affaires étrangères doivent aujourd’hui tirer les conclusions de leur échec patent à contribuer à la paix dans la région.  Ils doivent immédiatement annoncer la suspension des négociations en vue du rehaussement des relations avec Israël, faute de quoi ses appels à la fin des tirs meurtriers et au respect du droit humanitaire resteront une déclaration lénifiante et impuissante de plus.

Après avoir vainement espéré du processus de paix qu’il entraîne des changements significatifs sur le terrain de nature à renforcer la confiance mutuelle et le processus de paix lui-même, il s’agit maintenant de comprendre que seul un changement radical sur le terrain peut ouvrir la voie à la paix. C’est d’ailleurs, par la force et dans le sang, à créer une nouvelle donne sur le terrain, que s’emploient les autorités israéliennes en bombardant Gaza ! Personne ne voit en revanche quel chemin vers la paix serait ainsi ouvert !

Avec ses partenaires du Quartet, notamment de la nouvelle administration américaine, avec la ligue des Etats arabes, et l’Egypte co-présidente de l’Union pour la Méditerranée, l’Union européenne doit changer la situation sur le terrain pour donner une chance à la paix en réunissant immédiatement les conditions du déploiement rapide d’une force internationale de protection des populations civiles et du retrait définitif des forces israéliennes des territoires occupés palestiniens. Après des années de politique complaisante à l’endroit d’Israël et humanitaire envers les palestiniens, l’Union européenne doit enfin agir comme partenaire politique responsable !

Contact : 06 81 94 61 40

Hélène Flautre - Présidente de la Sous-Commission des Droits de l'Homme -Parlement européen : rue Wiertz, bureau 8G130, 1047 Bruxelles – Tél. +32 2 28 47 364 –helene.flautre@europarl.europa.eu Permanence : 10, rue de Justice, 62000 Arras - Tél. +33 3 21 71 29 79 – hflautre@nordnet.frwww.flautre.net

Selon l’AFP, 30 décembre

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi dans une dizaine de villes en France pour dénoncer l'attaque israélienne lancée samedi contre le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza qui a fait près de 370 morts, selon un nouveau bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza.

A Paris où le cortège était le plus fourni, entre 3.500 personnes selon la police et 5.000 personnes selon les organisateurs ont manifesté derrière une banderole géante qui proclamait "Paris-Gaza-Beyrouth-Kaboul-Bagdad-Jénine, Résistance !".

Les manifestants se sont rassemblés devant la tour Montparnasse et ont pris dans le calme la direction du quai d'Orsay, aux cris de "Israël Assassin !" ou de "Halte au génocide du peuple palestinien".

Selon le dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein, 368 Palestiniens, en majorité des membres du Hamas, ont été tués et plus de 1.700 blessés. Des dizaines de civils figuraient parmi les morts, dont 39 enfants de moins de 16 ans et 13 femmes.

Dans les rues de la capitale française, des panneaux portaient les inscriptions: "Tous à Gaza", "Marre de l'injustice" ou "Résistance = délivrance".

"Il est important aujourd'hui de poser deux exigences: la nécessité d'une intervention française auprès des autorités israéliennes et la mise en place d'une force d'interposition, sous la forme de casques bleus pour protéger la population palestinienne", a déclaré à l'AFP Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), l'un des principaux organisateurs de la manifestation.

A Nantes, entre 700 (selon la police) et 800 manifestants (selon les organisateurs) ont défilé en scandant "Olmert, Barak, Bush criminels de guerre" ou encore "Levée immédiate du blocus de Gaza".

Leur banderole demandait le "Respect par Israël du droit international", et une délégation des associations appelant à la marche (MRAP, Artisans du Monde, AFPS, Washma), syndicats (dont CGT, Confédération paysanne et Sud-Solidaires) et partis politiques (PCF, LCR) devait être reçue en préfecture.

Des manifestations similaires se sont déroulées mardi soir à Quimper (150 manifestants) et Brest (100 manifestants), selon la police, ainsi qu'à Orléans (230 manifestants selon la police, 600 selon les organisateurs).

A Nice, entre 450 personnes (police) et 600 (organisateurs) ont manifesté sans incident aussi pour dire "Halte au massacre". Des photos d'enfants victimes des bombardements israéliens ont été brandies et des bougies allumées.

A Marseille, plusieurs centaines de personnes, 500 à 600 selon la police, ont manifesté pour le deuxième jour consécutif. Ils ont défilé en fin d'après-midi aux cris de "Israël assassin" dans le centre de la ville jusqu'à la préfecture de région où une délégation a été reçue.

A Strasbourg, entre 300 personnes (police) et 400 (organisateurs) ont répondu à l'appel du "Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix" qui réunit des membres du PCF, de la LCR ainsi que du MRAP ou de l'Union juive française pour la paix (UJFP), avec des pancartes réclamant "Une force d'interposition", "Fin du mur" et "Fin de l'impunité".

A Pau, 120 manifestants ont défilé munis de drapeaux palestiniens et arborant une banderole proclamant "Halte au bain de sang. Israël hors des territoires occupés" tandis qu'à Bordeaux, 130 personnes se sont rassemblées.

A Annecy, 220 personnes se sont rassemblées et 80 à Grenoble sur les mêmes mots d'ordre

Tag(s) : #Annonces et compte-rendus de réunions

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