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Sur http://www.communistesdemontrouge.fr/spip.php?article114

Mehdi Fikri

samedi 26 janvier 2008, par Webmestre

Énergie . Les dirigeants d’Areva à Montrouge ont retiré leur plainte. L’occupation de l’usine a cessé avec la reprise des négociations. Mais la grève continue.

 

Les salariés d’Areva T & D Montrouge (Hauts-de-Seine) ont rangé leurs duvets en « signe de bonne volonté ». Tout en maintenant leur mouvement de grève. Ils ont ainsi mis fin, mardi soir à l’occupation décidée le 10 janvier pour protester contre la fermeture du site l’été prochain. Hier matin, les bases de négociation du plan de sauvegarde de l’emploi ont été présentées. Une assemblée syndicale de « sortie de crise » devait se tenir hier dans l’après-midi.

Les grévistes, la carotte et le bâton

Mardi, la situation était encore bloquée. Et les grévistes coincés entre la carotte du gouvernement et le bâton d’Areva. La carotte : un rendez-vous à 14 h 30 avec le cabinet de Christine Lagarde, avec l’espoir de voir le ministère de l’Économie et des Finances intervenir dans ce conflit qui le concerne au premier chef, puisque Areva est une entreprise publique. Le bâton : une convocation au tribunal à 17 heures, où 31 des 80 grévistes devaient être jugés pour « entrave à la liberté du travail et à la liberté de circuler » après une plainte d’Areva. L’enjeu était de taille : en cas de condamnation dans ce type d’affaire, le préfet est autorisé à faire donner la force publique pour vider les locaux occupés. Mais Barbara Vrillac, avocate des grévistes assignés en justice, avait senti venir le coup de poker : « Areva ne souhaite pas de décision de justice la concernant. Sans compter que, là, leur dossier est entaché d’irrégularités. » Du coup, les salariés ont espéré toute la matinée que les assignations soient retirées. Mais la pression a été maintenue, jusque dans le cabinet de Christine Lagarde. Là, un échange a été proposé : le retrait de la plainte contre la fin de l’occupation. « Mais toutes nos décisions sont prises démocratiquement, tout est tranché en AG », explique Patrick Frémont, cadre commercial et membre non syndiqué de la délégation reçue chez la ministre. Pas question, donc, de décider de l’arrêt de l’occupation en comité réduit, à Bercy.

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Areva a réitéré le même deal

À 17 heures, au tribunal de grande instance de Nanterre, même scénario. Le représentant d’Areva a réitéré le même deal. Et essuyé le même refus. Acculée, Areva T & D a en définitive retiré sa plainte sans condition. Satisfaits devant cette reculade de leur direction, les employés ont repris le car vers Montrouge. Réunis en AG dans la soirée, ils ont voté l’arrêt de l’occupation. « C’est une mesure d’apaisement. On voulait montrer à Bercy qu’il ne faut pas nous forcer la main mais qu’on est tout de même des bons gars », justifie Patrick Frémont. Hier, Areva T & D a envoyé un médiateur sur place. Pascal Hurriez, délégué syndical CGT, restait néanmoins dubitatif : « On dirait qu’ils veulent reprendre le dialogue social, mais nous restons méfiants quant aux intentions de cette direction qui a montré sa mauvaise foi à plusieurs reprises. »

Tag(s) : #Niouzes diverses

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