Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

undefined 
Quelques idées, non exhaustives, sur les divers chapitres de l’action municipale

 


La politique du développement durable
doit irriguer tous les domaines d’action, pour le développement économique, pour la justice sociale et pour le respect de l’environnement.

 

Le projet urbain

 

La diversité urbanistique est atout essentiel pour notre ville: elle doit être maintenue, voire accrue avec des commerces et activités variés, implantés de façon diffuse, des services publics locaux développés et bien répartis, des logements diversifiés et des zones de convivialité et de loisir.

 

Les lieux de convivialité existants, telle la place du 11 novembre dans le cadre de la rénovation prévue, doivent, conserver leur rôle d’agora.

 

Certains quartiers doivent faire l’objet d’une attention particulière : il s’agit notamment du Sud de Malakoff, pour éviter la coupure ressentie par les habitants (choix d’implantation des équipements publics, pour l’instant principalement centralisés au nord, liaison au « centre » par les transports en commun, y compris le soir…).

 

Fort de Vanves: le président a affirmé l’intention de l’Etat d’aider les communes en libérant du foncier. Il convient de lui demander la mise à disposition du Fort de Vanves. Ce pourrait devenir un grand projet à étudier durant la prochaine mandature pour les quartiers Sud.

 

La zone du Périphérique parisien : la couverture doit être réalisée prioritairement jusqu’à la Porte de Chatillon. Une étude de l’avenir de ce territoire, au nord cette fois, doit être prévue en cohérence avec Paris.

 

Le logement

 

Toutes les populations ont leur place à Malakoff, c’est un objectif essentiel du développement durable, qui suppose, entre autres objectifs, un rapprochement pour tous des lieux de travail et des lieux d’habitation.

 

La diversité de l’habitat de Malakoff, pavillonnaire, collectif, accession à la propriété intermédiaire, logements sociaux (40%) est réelle. Elle doit être maintenue avec l’objectif d’en rester à cette proportion, dans le cadre d’une progression du nombre total de logements.

Le social de fait (loi de 48, meublés, etc…) n’est pas pris en compte dans ce calcul. Souvent dégradé, il doit être autant que possible maintenu sous réserve de réhabilitation, éventuellement par conversion en logements sociaux. 

Sur le plan de la qualité, les nouveaux immeubles doivent s’inscrire dans la perspective du développement durable, ce qui suppose des financements adaptés de la part de l’État et des organismes financiers.

 

Sous réserve du respect par l’État des engagements pris en matière de financement lors du Grenelle de l’Environnement, la rénovation dans le sens de la qualité environnementale de l’ensemble de l’habitat, des activités et des équipements publics doit être recherchée et, dans le dernier cas être la règle.

 

Nous sommes totalement opposés à la vente de logements sociaux : inefficace (voir le cas du Plessis-Robinson), inéquitable (effets d’aubaine), cette politique ne répond pas à la situation de pénurie créée par la mauvaise volonté de nombre de communes  à appliquer la loi SRU (20% de logements sociaux par commune) et par le laxisme de l’État en la matière.

 

Environnement, transports, voirie

 

Avec les transports en commun, la voirie doit privilégier les modes de déplacements « doux », tout particulièrement la marche à pied ou le vélo. Ceci implique notamment l’élaboration d’un plan de circulation de pistes cyclables permettant, par une réelle continuité, des déplacements sécurisés reliant les différentes parties de la ville et les équipements les plus fréquentés.

Les espaces verts sont à maintenir voire, dans le cadre de divers projets d’aménagement, à développer.

Le système d’éclairage municipal et des bâtiments municipaux doit poursuivre le développement des techniques permettant les économies d’énergie.

 

Enfance, jeunesse, école

 

Priorité doit être donnée à une politique de lutte contre les inégalités sociales et culturelles.

Une véritable politique de prévention a pour but de réduire les difficultés d’insertion sociale, scolaire, professionnelle des jeunes.

La stigmatisation des jeunes et de leur famille doit être rejetée par la non-application de certaines dispositions prévues par la loi prévention de la délinquance (conseil des devoirs des familles, suppression des allocations familiales, fichiers etc.).

L’accent doit être mis sur l’implication des jeunes par des actions citoyennes (projet humanitaire) et l’expression culturelle en s’appuyant sur les cultures populaires actuelles (slam, hip hop, rap).

Une synergie est à rechercher entre d’une part l’auto-organisation des jeunes ( commissions, conseil de la jeunesse) et d’autre part le rassemblement des associations, du service jeunesse, des clubs relais, du personnel éducatif dans la recherche d’actions communes.

Le journal municipal doit être davantage le reflet de ce travail.

Le festival de musique urbaine de Bagneux est un succès et, dans le cadre de la communauté d'agglomération, Malakoff pourrait en développer une nouvelle extension.

 

L’accent pourrait être mis  sur les classes de troisième des deux collèges.

Les jeunes sont dispersés à partir de la seconde dans des lycées hors Malakoff pour la plupart.

Des initiatives générationnelles fortes pourraient être organisées (théâtre avec l’aide du théâtre 71, etc. …).

Ces actions permettraient à ces jeunes, à travers ces expériences, de mieux continuer à s’impliquer sur Malakoff les années ultérieures.

 

Retraités

 

Le besoin d’un foyer résidence supplémentaire (ou d’un nouvel EPHAD) est à étudier pour tenir compte du vieillissement de la population et de l’augmentation corrélative de la dépendance.

Dans le même temps les actions déjà entreprises pour répondre aux nouvelles aspirations au maintien au domicile seront poursuivies, en particulier par le soutien aux aidants.

La coordination des services municipaux concernés est à cultiver. Le rôle de la coordinatrice en gérontologie devra être mieux connu.

Contrairement à la dominante d’aujourd’hui, il convient de faire davantage avec les retraités que pour eux mais à leur place: ceci permettra d’accroitre encore leur participation à la vie collective locale et donc de combattre l’isolement.

 

Sports, loisirs

 

Le sport ne se résume pas aux disciplines classiques du sport de compétition.

Les succès obtenus dans certaines disciplines devraient être plus popularisés dans un esprit d’encouragement à une pratique de masse et de valorisation des réussites des équipes éducatives.

 

Le sport loisir doit en effet avoir une place accrue et davantage reconnue.

 

Doivent être encouragés les partenariats avec d’autres collectivités locales et diverses associations pour développer des activités permettant la pratique d’activités de sports de plein air particulièrement pour les jeunes (voile, montagne, équitation, ski,…) à des prix abordables.

 

Sont enfin à encourager le développement à tous les âges des activités visant au bien-être et au développement corporel (Yoga, tai-chi,…).

 

Solidarité

 

L’assistance n’est pas l’assistanat. Pour les personnes de bonne foi, les élus locaux peuvent agir afin d’éviter les pratiques quelquefois abusives de contrôle social encouragées par le pouvoir actuel.

 

La chasse aux « sans » menée aujourd’hui par le pouvoir doit être combattue par des actions concrètes :

 

Sans emploi:

 

Oui à la création d’un guichet unique pour aider les chômeurs, sous forme de Maison de l’Emploi ou autre;

Non à une contribution locale à la police des chômeurs et des travailleurs immigrés, objectif visé par le pouvoir derrière la fusion ANPE UNEDIC.

 

Sans ou (quasi) sans revenu :

 

Oui à l’aide aux personnes réellement en difficulté sociale ;

Non à la police d’allocataires toujours présumés fraudeurs.

 

Sans domicile :

 

Les actions d’urgence doivent être assurées mais le Droit au logement opposable (loi DALO), excellent dans son principe, doit s’appliquer prioritairement dans les communes qui ne respectent pas le minimum de logements sociaux fixé par la loi SRU.

 

Sans papiers :

 

Nous souscrivons à l’appel aux candidats formulé par RESF. Les élus ont à contribuer au respect de certains droits aujourd’hui bafoués :

          -le droit d’asile ;

          -le droit à l’éducation et à la vie privée ;

          -le droit de vivre en famille ;

          -le droit des enfants ;

          -le droit de se soigner ;

En somme, le droit pour les sans papiers d’avoir des droits.

 

Santé

 

Concernant le système de soins, Malakoff se caractérise par une offre de qualité  et accessible avec deux centres de santé, ce qui est tout à fait remarquable, et des praticiens du secteur libéral dans leur grande majorité en secteur 1. Les centres hospitaliers nécessaires et les services d’urgence sont également à proximité. Ceci étant préservé et même amélioré par les travaux en cours de réalisation dans les deux centres il s’agit alors de s’inscrire dans les mouvements généraux de défense de l’accès de tous à la santé  par la dénonciation des atteintes de plus en plus graves, de nature financière ( franchises, forfaits, plafonds d’accès à la CMU et à l’aide à l’acquisition à une complémentaire santé très bas…), et portées aux conditions de travail des personnels, ce qui à terme risque de mettre en péril les conditions d’accueil et de soins dans les établissements.

 

La santé se déterminant en amont de la maladie pour beaucoup par les conditions et habitudes de vie, les grands secteurs  de la vie municipale  participent à son amélioration ou du moins à la préservation de ses conditions par l’action sur la protection de l’environnement,  en particulier l’engagement en faveur des circulations douces, sur la qualité de l’habitat et aussi en instaurant l’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique dans sa cuisine centrale (restauration scolaire et autre).

 

La ville est  un lieu de proximité privilégié pour informer et populariser les grandes campagnes des plans d’action nationaux (nutrition, environnement) qui doivent être relayées de façon plus volontariste. Il faut participer à la lutte contre la stigmatisation de certaines pathologies, en particulier celles relevant de la santé mentale, et des initiatives sur cette question sont à prendre. De ce point de vue l’installation prévue dans les locaux de l’ancienne gendarmerie d’un foyer pour personnes atteintes de troubles mentaux légers est  une bonne chose, qui doit être préparée. 

 

L’action municipale doit aussi contribuer à la mobilisation de la société civile dans la lutte contre les trois grandes pandémies mondiales que sont le sida, la tuberculose et le paludisme, en particulier par l’action politique pour le développement de la recherche et l’accès de tous les malades aux médicaments. Un moyen général de s’inscrire dans ce mouvement serait de participer au réseau français des villes santé de l’OMS, qui ne constitue pas un gadget supplémentaire mais qui est un moyen de partager les expériences et de mettre régulièrement la santé  à l’ordre du jour des préoccupations.

 

Culture

 

Nous avons beaucoup d’équipements à Malakoff permettant une diffusion et une pratique culturelles accessibles à tous et de haut niveau (Théâtre 71, cinéma Marcel Pagnol, Maison des arts, Conservatoire, Bibliothèque municipale, service culturel) leur action doit être poursuivie mais aussi développée dans l’esprit général évoqué ci-dessus : participation des citoyens et associations, décloisonnement, recherche de partenariats. La promotion de quelques évènements culturels tournés explicitement vers la ville est à rechercher.

 

Dans le même temps on constate un important développement de la pratique « amateur » (atelier théâtre, ateliers d’écriture, poésie, groupes de musique,..) en dehors des cadres « institutionnels » classiques et recherchant des lieux de diffusion alternatifs. Dans le même temps, on a assisté à l’engagement de nombreux artistes dans le mouvement social et aux côtés des plus démunis (sans papiers, sans logement,…).

 

Pour l’organisation des débats, les partenariats avec des associations doivent être suscités encore plus qu’actuellement et les projets co-élaborés par les professionnels, le personnel du service culturel et les associations ou acteurs locaux. La ville apportera un soutien accru aux initiatives culturelles associatives (danse, musique, tournoi de printemps open du club d’échecs….).

 

Les artistes plasticiens de Malakoff doivent être plus associés à la définition et à l’animation de  la Maison des arts.

 

La culture permet une valorisation de soi, et la création de lien social. Il serait nécessaire de développer des projets en direction des jeunes dans un l’esprit évoqué au chapitre jeunesse en s’inspirant d’exemples (travail de Radio-France dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la Jolie).

Là encore nous sommes confrontés à des attaques violentes du pouvoir mettant en cause «l’exception française » de la vie culturelle. Pour s’y opposer, il y a nécessité d’une information des citoyens et d’actions communes avec les professionnels et les élus. 

 

Relations internationales et culture de paix

 

Il convient de contribuer à ce que la journée du 21 septembre, journée internationale de la paix, donne lieu à des initiatives dans tous les établissements.

Les coopérations décentralisées et de nouveaux jumelages sont à développer.

 

Doivent être encouragés les partenariats pour des actions internationales de développement du sport  dans des pays du tiers-monde et dans un esprit de « culture de paix » rassemblant tous les pays.

 

Promotion de la diversité

 

La politique régressive sans précédent du pouvoir en place, qui fonde son action sur la division systématique de la population, doit être combattue avec vigueur car il y va de la survie de la paix sociale et de la possibilité de construire un avenir démocratique et de progrès nouveau. Dans ce combat la diversité d’origine des habitants de Malakoff, qui va de pair avec sa mixité sociale et qui se « voit » de façon si manifeste au marché par exemple, est un atout qui doit être valorisé au-delà des activités de la fête de la ville et des diverses structures existantes (à Prévert par exemple). La richesse des différentes cultures doit être plus facilement partagée par une plus grande publicité apportée aux diverses manifestations ou ateliers culturels organisés. Le point d’orgue de cet engagement serait l’organisation de manifestations valorisant la diversité et la lutte contre les discriminations.

 

Démocratie locale, associations et syndicats

 

Certains des habitants ne peuvent participer aux élections, y compris municipales: ce sont des malakoffiot-e-s de nationalité étrangère (aux municipales, seuls peuvent voter les ressortissants de l’Union Européenne). C’est antidémocratique, et des initiatives publiques, en lien avec les associations, doivent être prises pour dénoncer cette situation.

 

Les démarches de concertation avec les habitants ne sont pas une chose nouvelle à Malakoff. Visites des quartiers, commission consultative de la jeunesse, charte handicap élaborée avec l’apport conjoint de la ville, des associations et des habitants, consultations d’urbanisme, lancement d’un collectif de la Maison de la Vie associative (MVA), chargé de faire des propositions sur le fonctionnement de la MVA, les initiatives existent. Seulement  elles sont dispersées, mal connues de l’ensemble des habitants qui de ce fait ne les identifient pas comme pouvant s’adresser à eux.

 

Pourtant pour lutter contre les effets négatifs du libéralisme sur les territoires (chômage, privatisation et/ou disparition des services publics, captation par les grandes multinationales des services à la population : eau, restauration), désengagement de l’Etat sur le plan des missions sans dotations correspondantes aux collectivités territoriales, il est nécessaire de mobiliser toutes les forces du territoire (élus, associations, habitants). Et ce d’autant plus que la multiplication de niveaux de décision, intercommunalité, département, région, Europe, le pouvoir d’organisations qui n’ont pas reçu de mandat : Commission européenne, G8, etc. n’aident pas les citoyens à identifier les responsabilités de chacun. D’où un découragement visible dans une partie de l’électorat, qui lors des élections, ne se déplace plus pour voter, sauf lors de la présidentielle, dorénavant « pipolisée » jusqu’à la caricature.

 

Pourtant une démocratie ne peut être vivante qu’avec la participation de ses citoyens. Elle ne résume pas au bulletin de vote. C’est pourquoi nous pensons que des initiatives de démocratie participative peuvent relancer l’intérêt des habitants pour la chose publique et permettre des constructions nouvelles dont nous avons absolument besoin si nous ne voulons pas que, faute de propositions crédibles et partagées, la droite autoritaire et libérale au pouvoir continue à passer en force. Sur la question des services publics locaux, qui sont et risquent d’être encore un peu plus mis à mal dans le futur, il serait intéressant de recueillir les avis et les propositions des habitants. Quels services, quels biens d’après eux doivent être ou ne pas être privatisés ? L’eau, comme le ramassage des ordures ménagères, confié à Sud de Seine,  doivent-ils être remunicipalisée ainsi que cela s’est produit dans certaines villes à l’avantage des abonnés qui ont alors vu leur facture diminuer ? Nous avons besoin de propositions nouvelles si nous ne voulons que celles de la droite passent au nom de la modernité.

 

Nous avons également besoin que le lien social vive en cette époque où les solidarités qui créaient un sentiment d’appartenance à un corps social sont cassées. Contre  le repli sur soi et la haine de l’autre il faut recréer les conditions de l’échange social. Malakoff est une commune où une réelle convivialité existe. Mais la participation à la vie locale se limite à un trop petit nombre d’habitants motivés, appartenant au monde associatif. Sur des sujets qui concernent directement les habitants, il n’est pas déraisonnable de penser qu’on peut élargir le cercle. Conseils de quartiers, commissions d’usagers, commissions thématiques, budget participatif, tous ces outils sont à mettre en place en fonction des personnes (élus, associations, habitants) prêtes à s’engager dans le processus de démocratie participative.

 

Ce sont des démarches qui ne se décrètent pas mais qui se construisent dans la durée avec bien sûr une part d’inconnu. Une volonté politique forte, une démarche construite sont toutefois des gages de succès.

  undefined

Communication, nouvelles technologies

 

Développer des ateliers d’assistance  à l’utilisation de l’informatique par les particuliers.

Développer une communication en continu sur  toutes les initiatives des associations : panneaux  lumineux, site de la ville ou site dédié…

Créer un bulletin électronique d’information hebdomadaire plus étoffé que la newsletter actuelle et le faire connaitre.

Expérimenter la création de blogs permettant une communication interactive avec les utilisateurs de certaines structures (jeunes et anciens par exemple).

 

Le collectif antilibéral et unitaire de Malakoff

Le 28 janvier 2008

Tag(s) : #Tracts, déclarations et pétitions

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :