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Tous dans l’action le 24 janvier pour le pouvoir d’achat !

 

Le pouvoir d’achat en berne pour tous les salariés…

 

Après s’être accordé une augmentation substantielle de son propre pouvoir d’achat, le président Sarkozy a eu l’indécence d’annoncer que l’État ne peut rien faire pour le pouvoir d’achat de la population car les caisses seraient vides.

 

Pourtant à son arrivée il a dilapidé 15 milliards d’euros avec le « paquet fiscal ». Ce qui représente quelques 250€ par habitant. Soit 1000€ pour un couple avec 2 enfants. Qui d’entre nous a vu la couleur de cet argent ? Pas les fonctionnaires, en tout cas.

 

Quant au privé, la mise en place des heures supplémentaires défiscalisées a immédiatement montré ses limites : ce ne sont pas les salariés qui choisissent de faire des heures supplémentaires. De plus la franchise des charges sociales creuse le déficit des caisses de sécurité sociale, de retraites, chômage, etc..

 

La vérité, c’est que ces 15 milliards ont été directement dans la poche des plus riches, ce qui alimente encore la spéculation immobilière ou boursière largement exonérée d’impôts. Le krach boursier en cours nous montre où conduit ce type de politiques, centrées sur la financiarisation de l’économie, à l’échelle mondiale…

 

Qu’en est-il des promesses qui annonçaient que les économies faites par la baisse des effectifs profiteraient pour moitié à l’amélioration des carrières des agents ?

 

C’est donc bien un choix délibéré du gouvernement et de son président de ne rien faire pour l’amélioration du pouvoir d’achat !

 

…y compris dans la fonction publique

 

Les négociations du 17 décembre dernier avec les syndicats de fonctionnaires n’ont apporté aucune proposition valable.

Le rachat des journées de RTT, le principe de monnayer des heures supplémentaires : comment qualifier d’amélioration ce qui n’est que le paiement d’un dû ou d’un travail réalisé, avec l’arrière-pensée politique de supprimer les 35 heures ?

A ce stade, aucune augmentation du point d’indice, ni des progressions de carrière n’a été obtenue. Nos ministres refusent d’aborder ce dossier en prétextant que les salaires des fonctionnaires augmentent avec l’évolution des carrières à l’intérieur des grilles.

 

Pourtant la dévalorisation du travail des agents est évidente : les salaires d’embauche sont très insuffisants, les carrières bloquées pour beaucoup d’agents à qui on demande en même temps un investissement croissant et une charge de travail accrue par les suppressions de postes.

 

Pour exemple de cette façon de calculer les évolutions de carrières, si nous n’obtenons pas d’évolution du point d’indice, une infirmière serait recrutée au niveau du SMIC en 2013 !

 

Pire, cette manière d’individualiser les rémunérations porte en germe la destruction des fondements même de la fonction publique, dans la lignée du discours prononcé l’automne dernier par le président libéral-autoritaire. Cette fonction publique qu’il qualifiait alors de « l’une des plus remarquables du monde », est une fonction publique de carriére, par opposition au modèle de la fonction publique d’emploi. Ce sont en effet les deux grands modes d’organisation des carrières publiques observables dans le monde. Le mode de la carrière, s’il n’a pas que des avantages, est généralement reconnu comme celui qui offre aux citoyens les meilleures garanties d’efficacité, de neutralité et d’indépendance des fonctionnaires, grâce à un statut, concept qui s’oppose à la notion de contrat.

 

Les fonctionnaires sont ainsi au service de l’intérêt général et ne sont pas des commis du Président, ce que paraissent être devenus aujourd’hui les ministres…Roger Vailland n’écrivait-il pas, de mémoire : « le fonctionnaire, c’est la fierté de ne pas avoir l’homme pour maître » .

 

En augmentant le nombre des contractuels, en réduisant la part du concours dans le recrutement, en réduisant encore la transparence des promotions et des nominations, il sape des fondements essentiels qui ont fait et font encore la qualité de notre fonction publique.

 

A cela s’ajoutent les maneuvres minables qui visent, dans l’Education nationale, à opposer enseignants et fonctionnaires territoriaux, le jour où tous sont appelés à l’action, et à quelques semaines d’élections municipales dont ce pouvoir redoute le verdict…Quant aux parents, dans leur grande majorité ils ne confondent pas, et tant mieux, école et garderie, ce que suggèrent pourtant  nombre de propos entendus à droite.

 

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)

 

Sous ce nouveau sigle, sous couvert de « réformer » l’Etat, il s’agit pour le pouvoir d’annoncer chaque mois, dans la période qui va suivre, des restructurations des services de l’État, des abandons de mission, des privatisations de services de l’État, des transferts de charge vers les collectivités locales, sans contrepartie et sans la moindre concertation, quitte à réduire les services rendus à la population. C’est aussi une manière de justifier a posteriori des réductions d’effectifs dont le nombre reste fixé globalement, de manière purement comptable.

 

Loin de nous l’idée que l’organisation des pouvoirs publics centraux et locaux est définitivement gravée dans le marbre. L’affirmer serait le meilleur moyen de rendre légitime la démarche libérale-autoritaire poursuivie actuellement.

 

Pour moderniser l’Etat, d’autres orientations que celles affichées aujourd’hui sont possibles et, pour l’essentiel connues. Il n’y a pas, là aussi, la (contre) réforme sarkoziste d’un côté et de l’autre l’immobilisme de ceux qui ne voudraient rien changer. Il y a des orientations libérales et des orientations opposées, progressistes et tournées vers la solidarité et l’efficacité sociale.

 

Les collectivités territoriales sont déjà mises à portion congrue dans la loi de finances 2008, ceci dans le but de les contraindre à suivre la même voie.

 

Le 24 janvier, les fonctionnaires défendront donc le cadre de service public de leur  missions, aux niveaux européen et national, mais aussi au niveau régional et local.

 

Seule la mobilisation pourra amener des améliorations du pouvoir d’achat et permettre de défendre les missions publiques!

 

Partout, ils participeront à la journée de grève et de manifestations du jeudi 24 janvier 2008 pour :

 

- Le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat par l’augmentation de la valeur du point ;

 

- La modernisation des grilles salariales permettant le déblocage des carrières ;

 

- L’augmentation des pensions pour les agents retraités ;

 

- Des embauches correspondant aux besoins en services publics de qualité.

 

Voir aussi : La "révolution" de la fonction publique est une forfaiture, par Anicet Le Pors

                      Fonctionnaires citoyens

Tag(s) : #Tracts, déclarations et pétitions

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