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La grande arme de Sarkozy et de la droite, c’est la division : faire passer les cheminots pour des privilégiés, les fonctionnaires pour des parasites, les pauvres pour des assistés…, et ceux qui luttent pour des égoïstes et des casseurs. Après eux, ce sera au tour des autres. Un seul objectif, comme l’a reconnu D. Kessler, vice-président du MEDEF, c’est de casser le modèle social français issu de la  guerre et de la Résistance ; c’est de continuer d’augmenter la part des profits contre le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, contre tous les acquis sociaux, contre le droit de grève lui-même, c’est à dire le droit de se défendre.

 

Retraites: après « eux », ce sera « tous »

Complaisamment relayés par les grands médias, le pouvoir mène une campagne de désinformation massive pour présenter les régimes de retraites des cheminots, des agents de la RATP ou d’autres entreprises publiques comme des  privilèges insupportables. C’est une calomnie. Ces régimes sont liés à la pénibilité du travail, aux horaires décalés et au travail le week-end, au niveau des retraites plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc., aux taux de cotisation.  On nous dit que la pénibilité a changé : mais les négociations promises depuis quatre ans sur cette question ne sont toujours pas ouvertes!

La vérité, c’est qu’on s’est attaqué en 2003 au régime général, maintenant aux régimes spéciaux au motif « d’équité », et qu’ensuite on fera baisser toutes les retraites en passant à 41, voire 42 annuités pour tout le monde.

 

Fonction publique : « travailler plus pour gagner moins » !

 

22 800 emplois publics en moins en 2008, pouvoir d’achat en baisse constante : c’est une volonté délibérée de mettre à mal la fonction publique, pour ensuite proclamer son inefficacité et la liquider en vantant la privatisation. Or il n’y a pas de République sans services publics, donc sans fonction publique, ni de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires correctement rémunérés.

« Travailler plus pour gagner plus » : le slogan a fait long feu. La vérité, c ‘est la baisse du pouvoir d’achat pour tous, dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr les privilégiés, les vrais, ceux qui ont au passage bénéficié des 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux de juillet. Et c’est la poursuite des délocalisations et des fermetures qui augmentent le nombre de celles et ceux qui voudraient tout simplement travailler normalement.

 

       Pécresse ou l'Université à deux vitesses

Votée au coeur de l'été, la loi « Pecresse » sur l'Université est une parodie de démocratie. Quand tant d'étudiants vivent mal, étudient dans de mauvaises conditions, l'enseignement supérieur a certes besoin de réforme mais pour aller de l'avant, pas pour reculer. La loi « Pecresse » place l'Université au service du marché, des besoins à court terme  des entreprises. A la clef, la disparition massive de filières et d'enseignements, la création de quelques centres élitistes et la pénurie pour le plus grand nombre. Dans tous les pays qui ont déjà fait cette réforme, les conséquences sont là: les inégalités entre les facs et entre les étudiants se développent et on se dirige vers un enseignement supérieur à deux vitesses.

 

Traité européen bis : une forfaiture démocratique

Ce n’est pas pour rien que N. Sarkozy veut faire rentrer par la fenêtre le traité européen que le peuple a mis à la porte en 2005 : c’est le moyen d’obliger à ces politiques de casse sociale et d’austérité qui profitent tant aux marchés financiers et aux plus riches.

Et croyez-en Giscard d’Estaing, c’est bien le même traité : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils », dit-il. La concurrence comme dogme intangible, y compris concernant les services publics, y est réaffirmée. Le marché du travail sera déréglementé alors que le dumping fiscal et le moins disant social et fiscal triomphent. La Banque centrale européenne demeurera intouchable. Bref tout ce à quoi le peuple français a dit « non ».

Seul le peuple peut par référendum valider ou invalider ce qu'il a lui même décidé ainsi. Le PCF  fait signer une pétition en faveur d'un telle consultation. Ensemble, il est possible de gagner un tel référendum.

      

      Rassemblons-nous pour résister et faire reculer le gouvernement

A celles et ceux qui dénoncent tous ces mauvais coups, Sarkozy répond : j’ai été élu pour ça. C’est une tromperie. Ou alors, comme y tendent les projets de réformes constitutionnelles du Président de la République, il faut dire que le Parlement ne sert plus à rien, que la lutte sociale est illégale, et qu’on est en fait dans une monarchie élective. Mais ça ne se passera pas comme ça.

Il est temps que le gouvernement et le président prennent la mesure de ce qui se passe dans le pays. Ce n'est pas un mouvement d'humeur, une crise passagère avec laquelle on pourrait jouer, ruser, gagner du temps, voire manœuvrer et manipuler l'opinion. Face aux luttes, il faut que le gouvernement accepte de négocier vraiment. Ensemble, il est possible de le faire reculer et d’imposer des solutions justes et efficaces.

 

(POUR l’ILE DE FRANCE)

Pour exiger un référendum sur le traité européen

MEETING UNITAIRE MARDI 27 NOVEMBRE

19h00, salle Japy – 2, rue Japy – Paris 11e

Stations métro: Voltaire ou Charonne

 

Avec notamment

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF

Francis Wurtz, président du groupe Gauche Unie au Parlement Européen

Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste

Georges Sarre, maire MRC du 11e arrondissement de Paris

Sur http://www.pcf.fr/

Tag(s) : #Annonces et compte-rendus de réunions

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