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CONTRIBUTION AUX PROGRAMMES DES CANDIDATS AUX ELECTIONS PROCHAINES

Avant-propos :

Chers amis,

Les programmes politiques sont en cours de mise au point pour les élections prochaines. Un constat s’impose : Ils abordent peu ou trop succinctement la question des armes nucléaires dont on prévoit pourtant de doubler les budgets alors que partout les dépenses publiques consacrées à la vie sont drastiquement comprimées. Cet ‘’oubli’’ est étonnant car un traité signé et ratifié par notre pays prévoit déjà, tout simplement (!), l’élimination de ces armes et la méthode pour y parvenir… Comment vouloir mettre l’économie, l’environnement, la solidarité, le bien-être humain, la justice, les droits de l’homme et toutes les valeurs cardinales au cœur de nos préoccupations sans examiner la question clef de la menace nucléaire ? Menace dont il est aujourd’hui peu contesté qu’elle pèse sur nos vies présentes, car ces armes constituent, en elles-mêmes, une violence symbolique dans laquelle les autres violences, y compris les plus quotidiennes, puisent leur énergie mortifère (misères, guerres de faible ou forte intensité, crises économiques, crises financières, crises environnementales, déclassements, décrochages, sectarismes, meurtres, attentats les plus barbares etc).

La réflexion qui va suivre propose, en première partie, quelques éléments d’analyse, très (trop) schématiques, qu’il conviendrait d’approfondir à plusieurs voix. Elle pose d’abord le problème de l’anthropocène et du rôle des armes nucléaires dans le débat consacré à ce sujet. Elle ne prétend pas donner solution à tout pour éviter le pire aujourd’hui possible. Elle suggère des voies novatrices en ce qu’elles reposent sur la notion de Culture de la paix telle que définie par les Nations unies et l’Unesco …Elle invite à la création de programmes d’action pour une Culture de la paix (PLACP) comme l’Unesco y invitait déjà en 2000 quand fût adopté le Manifeste pour une Culture de la paix… Nous verrons en conclusion de cette première partie, que l’exemple novateur des collectivités territoriales est significatif, notamment à travers le travail du réseau des Maires pour la paix comptant plus de 7200 villes de 162 pays.

En seconde partie, quatre questions sont soumises aux candidats aux prochains scrutins présidentiel et législatif.

L’ensemble peut évidemment être transmis par plusieurs canaux à tous les candidats par autant de bonnes volontés qu’il s’en trouvera !

Michel CIBOT

michel.cibot@gmail.com

Janvier 2017

 

 

Réflexions et propositions :

 

I - ANTHROPOCENE… ARMES NUCLEAIRES et VIE QUOTIDIENNE

Anthropocène ? Une commission de scientifiques achèvera bientôt ses travaux consacrés à l’influence de l’emprunte humaine sur le devenir de la terre, mais d’ores et déjà, une majorité d’entre eux considère que cette emprunte a ouvert une ère nouvelle, appelée anthropocène, qu’ils font commencer avec les premières bombes atomiques. A Los Alamos d’abord, précisément à Alamogordo, ou fut testée la première bombe atomique le 16 juillet 1945, puis immédiatement après à Hiroshima et à Nagasaki (6 et 9 août 1945).

Véritable rupture fondamentale dans la nature des armes inventées et produites par le génie humain, l’apparition des armes atomiques marque définitivement la vie terrestre, donc notre vie quotidienne. Elle a tout particulièrement consacré la suprématie de la puissance militaro-industrielle et financière sur la société et elle constitue sans doute encore la matrice insidieuse des modèles organisationnels et managériaux de toutes nos sociétés.

Hiroshima et Nagasaki sont aujourd’hui des symboles puissants reconnus dans le monde entier. La visite d’Hiroshima par le Président Barak Obama le 26 mai 2016 a renforcé le rayonnement de cette symbolique, au-delà de toutes les nuances qu’il convient nécessairement de garder à l’esprit quant à ce type d’évènement politique, même s’il est ardemment souhaité par les Hibakushas (survivants du feu nucléaire), leurs concitoyens des deux villes japonaises et bien sûr par leurs maires. Dans la société telle qu’elle est, les symboles existent et les ignorer revient à ignorer une partie du réel, ce qui, s’agissant d’un diagnostic, peut entraîner des errements fâcheux dans le choix des remèdes !
 

I-1 – CE REEL, QUEL EST-IL ? MANHATTAN Project … une réalité sous-estimée ?

A Hiroshima et à Nagasaki, les humains, par l’intermédiaire des Usa, ont donc démontré leur capacité à concevoir et mettre en œuvre une forme nouvelle d’armes de destruction massive et démontré ainsi une puissance telle qu’elle induit un changement d’époque. Le projet Manhattan qui a organisé la production des trois premières bombes atomiques n’a pas d’égal historique par son ampleur et par le secret absolu qui a tenu à l’écart tous les meilleurs espions du monde et tous les médias. Cette machine scientifico-militaro-financiaro-industrielle gigantesque, hors normes, a mis au point des méthodes d’organisation des forces productives, donc du travail, jamais imaginées. Elle a pour le moins influencé, déterminé même, le fonctionnement des institutions, les modes de vie humains, faisant des individus des rouages transparents parqués en famille dans des zones fermées, hyper contrôlées (ces méthodes trouveront ensuite d’autres applications telles que les villes nouvelles, les systèmes de contrôle des personnes, la gestion des loisirs etc encore en cours).

Nombre de penseurs, d’institutions et d’organisations de dimension mondiale (E. Morin, Chomsky, le Pape François, le CICR –Comité International de la croix Rouge - etc…) considèrent eux aussi que l’arme responsable de la destruction des deux villes japonaises, arme utilisant pour la première fois la radioactivité pour tuer en toute conscience, volontairement, constitue bel et bien le point d’entrée de l’Humanité dans l’anthropocène… Nouvel âge de la terre caractérisé par le pouvoir de transformation des écosystèmes et de la biosphère par l’action humaine au point de rendre la terre impropre à la vie de nos semblables… Mais en même temps, âge caractérisé par des perspectives de progrès scientifiques et techniques fulgurants qui devraient nous permettre de libérer le monde d’autres menaces (famines, épidémies, illettrisme etc) et nous font espérer échapper à l’impasse mortifère actuelle si nous faisons les bons choix …vers des changements radicaux dans les manières de concevoir les gouvernances du niveau local au niveau mondial, mais également dans nos manières d’écouter les autres, de parler aux autres, de nous comporter en général, collectivement et individuellement…de communiquer, si nous voulons employer un mot à la mode. Veillons cependant à ne pas sous-estimer le rôle historique du projet Manhattan. Or, nous le sous-estimons dangereusement ! Une sorte de déni de réalité entoure ce sujet actuellement, au point de laisser se poursuivre l’illusion des fausses solutions de la dissuasion nucléaire pourtant devenue obsolète (Voir Ghyslain Lévy et Günther Anders sur ces sujets, évoqués par ailleurs).

Les armes atomiques détruisent tout. Elles ont permis au complexe militaro-industriel d’occuper tous les interstices de nos vies à travers ses acteurs tels que Monsanto, Dupont de Nemours, Kodak et bien d’autres… Ces armes sont des instruments de ‘’guerre à la vie’’ accélérant ‘’l’obsolescence de l’Humain’’. Elles frappent de manière intentionnelle et ‘’indiscriminée’’, ce qui justifie des comparaisons avec les notions de génocide ou d’écocide faisant sans doute de ces armes les instruments de crimes contre l’humanité. Hypothèse qu’il conviendrait d’analyser de façon approfondie. Elles sont fabriquées avec l’intention de tuer en masse les humains et, aussi, les animaux dont on a raison de se préoccuper si nous n’oublions pas d’associer cet aspect à la question source des armes nucléaires qui détruisent toutes les vies... L’intentionnalité est essentielle en l’occurrence pour bien distinguer les catastrophes naturelles de celles dont les hommes sont responsables en tout ou en partie. Nous pourrions sans doute parler d’intention totalitaire ! Ward Wilson, expert américain de renommée mondiale travaillant au sein du ‘‘think tank’’ BASIC nous alerte en démontrant que l’homme étant par nature faillible, l’arme nucléaire sera inévitablement de nouveau utilisée si le Traité relatif à la non-prolifération (TNP) reste un vœu pieux. Rappelons que l’article VI de ce traité invite les Etats à entreprendre des négociations de bonne foi en vue d’éliminer toutes ces armes. Cette élimination, en libérant des moyens financiers, humains et techniques considérables accompagnerait l’émergence d’autres relations économiques, sociales, écologiques, solidaires des humains entre eux et avec la terre, une société garantissant la sécurité humaine globale… en un mot de vrais changements !

Ainsi, agir pour la mise en œuvre du TNP, au-delà de toute instrumentalisation réductrice, revient à agir pour la reconnaissance de l’unité humaine mondiale, de l’égalité, de la fraternité, de la liberté, de la justice face au totalitarisme d’armes pouvant conduire à l’anéantissement… total !

Ce grand dessein du désarmement nucléaire apporte du sens à la vie, ouvre tous les espoirs et invalide les théories fondées sur les discriminations entre les humains, la loi du plus fort, la loi du talion, l’accumulation financière sans limites, l’indifférence ou toutes inventions idéologiques oubliant le caractère sacré de la vie. Donc, agir pour le respect du TNP et pour son enrichissement par une loi d’interdiction des armes nucléaires comme le préconisent 123 pays de notre planète au sein des Nations unies, revient bien à agir, nous ne le dirons jamais assez, pour le désarmement nucléaire. Un vote récent à l’Assemblée générale des nations unies a donné ce résultat : 123 pays pour une véritable interdiction des armes atomiques et 36 contre ! Si la loi de la démocratie devait s’appliquer sans restriction ni arrières pensées, l’affaire serait entendue… mais sans pression citoyenne, même le droit positif et la loi de la majorité sont parfois (souvent ?) ignorés !

Nous voyons bien là qu’il faut changer nos manières de faire, de penser, d’agir, de produire, de consommer comme beaucoup le disent…Peut-être aussi donner aux citoyens le droit d’avoir un regard sur la nature même des productions, comme cela a fini par se faire avec l’amiante qui a aussi permis aux juges de forger le concept de préjudice d’anxiété. Quid, dans cette perspective de la production d’armes en général, d’armes atomiques en particulier… Admettrions-nous la mise en chantier d’un camp de concentration sans protestations majeures? L’état des forces productives et la nature des rapports de production au sein des établissements productifs sont des questions importantes, objets de débats historiques. La question de l’appréciation de la nature des productions par les citoyens est… disons-le… moins habituelle !

Le travail suggéré ici, au demeurant immense, doit être mené à tous les niveaux : diplomatique, économique, politique, citoyen, culturel, social, local, régional, national, européen et mondial …Si l’Etat ne donne pas l’impulsion nécessaire, les citoyens doivent l’exiger !

 

I-2 - QUELLES REPONSES ? La CULTURE DE LA PAIX ?

Les réalités inédites de l’anthropocène font à contrario de la terre un village sans frontières absolues. Les pollutions ignorent à l’évidence lesdites frontières et cela rend nécessaires des instruments et des contenus nouveaux de coopération. Si nous choisissons la vie et son continuum face aux défis de ce nouvel âge de la terre, nous devons pour le moins contribuer à l’invention de nouvelles gouvernances de nos institutions pour gérer les effets des guerres, des dérèglements climatiques et économiques sur les populations. Nous devons inventer des ‘‘logiciels’’ sociétaux contemporains à la hauteur des réalités contemporaines, passer de l’indignation à l’action concrète. La culture de la paix, telle que définie par les Nations unies et l’Unesco fait partie de ces moyens susceptibles de nous faire cheminer vers des solutions d’espoir à condition d’organiser l’action avec des programmes de recherche et de travail d’envergure, grâce à des politiques publiques audacieuses menées par des services publics efficaces et des agents responsables motivés. La paix, ainsi conçue comme Culture de la paix est, comme le dit en substance Dominique De Villepin dans son ouvrage ‘‘Mémoire de paix pour temps de guerre’’, ‘’un processus mouvant… une exigence de tous les jours…l’institution d’un nouvel ordre dans le temps…’’. Nous sommes loin du seul silence des armes, du ‘’supplément d’âme’’ ou d’une déclaration d’intention pour fin de discours lyrique sur le registre ‘’peace and love’’ … La paix se produit et se travaille comme une Culture dans tous les domaines de la vie…et il faut avant tout vouloir retrousser ses manches.

La rupture intervenue dans la nature des productions, et en particulier de la production d’instruments de destruction, passant par les problématiques climatiques, environnementales, de sécurité globale, donc d’armements nucléaires, exige, nous l’avons dit, de nouvelles manières de produire et de consommer. Une multitude de projets vont dans ce sens, ils ont à voir avec l’Ethique dans l’économie, des initiatives telles que ‘‘Colibri’’, ‘‘Demain’’, l’économie sociale et solidaire, les conversions bios des productions alimentaires, les reconversions industrielles, le commerce équitable, paix et tourisme etc.

Mais une question clef reste à souligner à propos des armes atomiques : la radioactivité. Ce type de pollution préoccupe nos concitoyens de diverses manières, pas toujours exprimées, et nous ne sommes pas outillés pour apporter aujourd’hui toutes les réponses précises qu’il conviendrait d’apporter. La recherche doit donc être renforcée. La radioactivité ‘‘libérée’’ dans la nature est ressentie comme une ingérence, une invasion, une ‘‘occupation’’ atteignant jusqu’au plus intime de l’être, de sa santé (on lira avec intérêt l’ouvrage collectif ‘‘Ecologie de la santé, pour une nouvelle lecture de nos maux’’, Ed. du Cherche midi), de son futur, de son identification à un territoire. La psychanalyse, les recherches en psychologie positive intervenant dans les domaines d’impuissance relative de la science et de la médecine, et plus généralement la recherche Trans générationnelle du bien-être, témoignent de cette préoccupation. Nous avons évidemment pu constater cette préoccupation profonde avec le fameux nuage de Tchernobyl dont personne n’a cru qu’il se soit arrêté aux frontières de la France… Il serait intéressant aussi d’analyser plus avant comment et en quoi les armes nucléaires forment le substrat nourricier profond d’une violence ultime où s’enracinent toutes les autres violences… Le philosophe Günther Anders évoque dans ses ouvrages ce qu’il appelle ‘’l’obsolescence de l’homme’’. Il montre comment la violence ultime des armes nucléaires dévalue l’humain par sa puissance potentielle et légitime au fond toutes les dérives mortifères qui interagissent dans les sociétés humaines, dont tous les embrigadements sectaires, le terrorisme et l’empoisonnement volontaire par les psychotropes et autres drogues. Anders nous dit que cette capacité de destruction contribue à ‘‘l’obsolescence de l’homme’’… Si l’homme peut être éliminé par ses propres armes, cela signifie qu’il est dévalué…Et cela ouvre la porte à toutes les dérives.

Nous sommes tous concernés. Toutes nos institutions sont concernées et elles doivent s’impliquer dans le recherche des solutions. Il faut décloisonner les activités, inventer des synergies et commencer par inscrire sans réserve l’ensemble des problématiques liées à l’anthropocène dans l’action… du local au global ! Les organisations politiques et leurs militants doivent s’emparer de ces questions pour redonner sens et espoir, prévoir des programmes à l’instar de ceux qui sont d’ores et déjà en œuvre dans les collectivités territoriales avec les PLACP (Programmes Locaux d’Action pour une Culture de la Paix) portés par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki.

 

I-3 - LE NIVEAU LOCAL EXEMPLAIRE DANS SON RÔLE EDUCATIF ET OPERATIONNEL :

S’agissant des collectivités territoriales, l’expérience du réseau des Maires pour la paix (7200 collectivités territoriales de 162 pays), réseau fondé et animé par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki, représenté en France par l’AFCDRP (www.afcdrp.com), nous enseigne que les huit principes fondateurs de la notion de Culture de la paix recouvrent assez exactement les compétences des communes et de leurs groupements, des départements et des régions . Un déficit de connaissance de ces principes, notamment analysé par le psychanalyste Ghyslain Lévy dans ses ouvrages (L’ivresse du pire et Au-delà du malaise), appelle une phase de formation. Comme toute innovation, la notion de culture de la paix n’est pas suffisamment présente dans les enseignements. Les Collectivités territoriales, avec le monde associatif, sont souvent sollicitées et les membres du réseau des maires contribuent activement à l’émergence de cette culture de la paix, qui, nous le comprenons bien, va bien au-delà du seul, mais indispensable, silence des armes… Chacun est invité à entreprendre ce qu’il juge utile et à sa portée pour généraliser ce type d’effort.

Cette approche est de nature à donner sens à l’action opérationnelle, une dynamique nouvelle aux débats politiques et ainsi apporter des motivations renouvelées aux militants et aux citoyens grâce aux principes novateurs de la Culture de la paix appliqués au quotidien, pour un management responsable et solidaire fondé sur le respect mutuel… Tous les candidats aux prochaines élections sont donc invités à initier des programmes d’action et d’éducation pour l’émergence d’une culture de la paix !

 

II – QUATRE QESTIONS AUX CANDIDATS AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES :

Les considérations ci-dessus étant posées en écho à la proposition faite par les maires D’Hiroshima et de Nagasaki à tous les responsables politiques, de venir se rendre compte sur le terrain des dommages causés par les armes atomiques, nous soumettons quatre questions à tous les candidats à des fonctions gouvernementales ou parlementaires, questions que nous partageons avec l’association IDN (Initiatives pour le désarmement nucléaire) créée par Paul Quilès, ancien ministre de la défense (entre autres fonctions ministérielles)et le Général d’aviation Bernard Norlain. L’objectif de cette démarche est de trouver les voies d’initiatives diplomatiques de nature à faire grandir l’image de la France.

II-1. Respect du Traité de non-prolifération nucléaire :

La France a réalisé un certain nombre d’actions de désarmement unilatéral et ratifié les différents traités liés à la non-prolifération nucléaire. En 2017, une démarche de l’ONU, à la demande de 123 Etats, visera à interdire les armes nucléaires, comme cela est fait pour les armes chimiques et biologiques.

Si vous êtes élu(e), agirez-vous pour que soit respecté l’engagement pris par la France en 1992 en ratifiant le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et son article 6 : « Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace » ?

II- 2. Désarmement nucléaire :

Le président chinois Xi Jinping vient de déclarer à l’ONU, mercredi 18 janvier 2017: « les armes nucléaires devraient être totalement interdites et détruites afin de construire un monde sans armes nucléaires ». Il faut noter que la Chine est la seule des puissances nucléaires reconnues par le TNP qui ne s’est pas opposée à l’ONU à la mise en œuvre d’un processus d’interdiction des armes nucléaires en 2017. Cette déclaration est un message politique clair et positif qui nécessite d’être approfondi et encouragé.

Si vous êtes élu(e), vous engagerez-vous pour qu’une réponse constructive soit faite par la France à cette déclaration chinoise et proposerez-vous des mesures concrètes pour avancer vers un monde sans armes nucléaires comme prévu par le TNP?

II-3. Participation aux processus de désarmement nucléaire de l’ONU :

Le 23 décembre 2016, une très large majorité d’Etats, à l’Assemblée générale de l’ONU, a approuvé la convocation en mars et juin 2017 d’une conférence pour la négociation d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète. Ce traité doit permettre de rendre illégales les armes nucléaires, qui sont les dernières armes de destruction massive à ne pas être interdites par un traité international.

Si vous êtes élu(e), promettrez-vous d’agir pour que la France envoie des diplomates pour participer à ces négociations sur un traité d’interdiction des armes nucléaires?

II-4. Non-emploi en premier de l'arme nucléaire :

Malgré la fin de la Guerre froide, le risque d’utilisation d’armes nucléaires reste élevé, principalement parce que la doctrine d’emploi de ces armes n’a pas changé. Ainsi, les forces aériennes stratégiques (FAS) sont principalement conservées pour pouvoir appliquer la doctrine dite « d’un avertissement de nature nucléaire », comme l’a expliqué le président Hollande en 2015. Cette doctrine consiste à tirer en premier un missile de croisière nucléaire ASMP-A (doté d’une ogive nucléaire d’une puissance équivalente à 20 fois celle de la bombe d’Hiroshima). Cette frappe nucléaire unique aurait pour objectif de montrer à un adversaire potentiel la détermination de la France à utiliser, si besoin, l’ensemble de ses armes nucléaires. L’objectif serait de « rétablir la dissuasion »…qui n’est donc pas aussi sûre qu’annoncé.

Si vous êtes élu(e), vous engagerez-vous à pratiquer une politique de non-emploi en premier de l’arme nucléaire, permettant de renforcer considérablement la sécurité mondiale et de diminuer les risques d’accident ?

MC

Tag(s) : #Paix

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