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Démocratie

Gilles Alfonsi

Un quart de siècle après la chute du Mur de Berlin, la démocratie change de camp

Venues de différents horizons mais convergentes, les critiques de la démocratie représentative s’approfondissent et s’amplifient. Surtout, leur pertinence s’affirme dans le contexte de fuite en avant antidémocratique de l’Union européenne.

La "crise de la démocratie" n’est nullement un accident de parcours, un phénomène passager. Elle se déroule à la fois depuis longtemps et partout dans les "démocraties avancées". Elle s’aggrave inexorablement, et elle est globale.

Le diagnostic est bel et bien posé. La "crise de la démocratie" n’est nullement un accident de parcours, un phénomène passager. Elle se déroule à la fois depuis longtemps (quelques décennies) et partout dans les démocraties censées être les plus avancées de la planète. Elle tend à s’aggraver inexorablement, n’en déplaise à ceux qui, journalistes ou politiques, espèrent ou appellent régulièrement à un sursaut. Loin de se concentrer sur tel ou tel champ spécifique des pratiques politiques ou des usages institutionnels, elle est au contraire globale.

Ainsi, la perte de substance de la démocratie concerne aussi bien la désaffection électorale que l’impuissance de l’État, le rabougrissement des forces politiques et sociales, la dévalorisation de la parole politique, le discrédit des élites en général. C’est aussi l’incapacité à produire un récit national et à élaborer des consensus, l’incapacité à innover dans une situation critique qui devrait en principe inciter à faire preuve de créativité (pour sortir de la nasse).

Bien sûr, la crise de la représentation doit être mise en lien avec la volonté de l’oligarchie financière et de ses représentants dans le champ de la politique institutionnelle d’imposer et de poursuivre les politiques d’austérité et de dérégulation. Tout se déroule dans la période récente comme s’ils avaient compris que, malgré les apparences inverses liées à la généralisation des politiques néolibérales, ils perdent leur hégémonie idéologique, ou au moins leur pouvoir de séduction. C’est donc contre les peuples ou sans eux que les gouvernements s’attachent maintenant à dérouler leurs programmes de casse des services publics, de réduction de l’État social et de privatisation...

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Tag(s) : #démocratie

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